CG12-32052.md

identifiantCG12-32052.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/11/14 00:00
titreNapoléon à Cambacérès, archichancelier de l’Empire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 32052. - </b><span style="font-variant: normal">À Cambacérès, archichancelier de l’Empire</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Smolensk, 14 novembre 1812</h2><p>Je reçois votre lettre du 30. Je n'ai pas bien compris encore les motifs de sursis accordé aux condamnés Rabbe et Rateau<sup>[^1]</sup>. Je les trouverai sans doute dans un rapport que j'attends du ministre de la police sur cette affaire. Le froid s'est fait tout d'un coup sentir. Nous avons 8 à 9 degrés de froid. Je me rapproche tout à fait de la Pologne, afin d'y avoir des quartiers d'hiver tranquilles le plus possible. Ma santé est très bonne.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3><p><br/> </p><p><br/> </p> [^1]: Condamnés à mort par la commission militaire chargée de juger les principaux coupables de la conspiration Malet, le colonel Rabbe et le caporal Rateau ont été soustrait au cortège des condamnés à mort sur le chemin de la plaine de Grenelle. Cambacérès avait décidé de les garder en vie, le premier en souvenir des services rendus (il avait notamment siégé dans la commission qui avait condamné le duc d’Enghien), le second afin qu’il puisse faire des révélations permettant de mettre la main sur l’abbé Lafon. Ils seront finalement graciés par l’empereur lors d’un conseil privé, en décembre. [^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 896, novembre 1812, n° 15. Extrait, Jacques Arnna, <i>Pages de l’épopée impériale recueillies par André de Coppet</i>, Tours, 1952, p. 199, n° 250. [BRO 1019]</body>