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CG12-32045.md| identifiant | CG12-32045.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1812/11/11 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Savary, ministre de la Police générale |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 32045. - </b>Au général Savary, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Smolensk, 11 novembre 1812<sup>[^1]</sup></h2><p>Monsieur
le duc de Rovigo, j'ai fort approuvé la conduite du ministre de la
Guerre, d'avoir fait arrêter le général de Lamotte et le colonel
Rabbe<sup>[^2]</sup>.
Ce serait se faire d'étranges idées des devoirs de citoyen d'un
colonel, si on les croyait remplis non seulement lorsqu'il ne s'est
pas opposé, mais même lorsqu'il n'a pas versé son sang, pour
s'opposer à la rébellion de son corps : cette manière de voir
de votre part me paraît bien singulière. Pour prononcer sur toute
l'affaire ainsi que sur le préfet Frochot<sup>[^3]</sup>,
j'attendrai votre rapport définitif et les pièces de la procédure.
Mon intention est que ces pièces soient publiées et que rien ne
soit mystère pour les citoyens dans une affaire qui les regarde de
si près. Le nommé Jacquemont a été longtemps arrêté et était
effectivement dans ce complot il y a quatre ans. Faites-moi connaître
où il est ; pour peu qu'il se soit déplacé et qu'il y ait
d'irrégularité dans sa conduite, faites-le arrêter<sup>[^4]</sup>.
Il y avait une trentaine d'individus civils qui tous figuraient dans
cette première affaire. Je les crois tous arrêtés. S'ils avaient
été relâchés par suite de la négligence qu'on y a mise,
faites-les reprendre, surtout s'ils se retrouvent en ce moment à
Paris.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3>
[^1]: L’estafette portant cette lettre ainsi que plusieurs autres lettres du 11 novembre a été interceptée par l’armée russe.
[^2]: À la suite de l’affaire Malet.
[^3]: Préfet de la Seine, compromis dans la tentative de Malet.
[^4]: L’ancien tribun Jacquemont était alors employé à l’administration des droits réunis du Pas-de-Calais. Il a été arrêté par la police puis disculpé.
[^5]: Expédition, Archives de l'État russe des actes anciens (RGADA), Fonds 30, op. 1, d. 239, fol. 60.</body> |
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