CG12-32022.md

identifiantCG12-32022.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/11/06 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 32022. - </b><span style="font-variant: normal"> </span><span style="font-variant: normal">Au général Clarke, ministre de la Guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mikhaïlovka, 6 novembre 1812</h2><p>Monsieur le duc de Feltre, les officiers réformés que vous envoyez à l'armée sont ridicules ; ils font pitié à voir ; ils ne savent pas manier un homme. Je fais connaître au ministre de la Police, dans des lettres chiffrées qu'il vous montrera, mon opinion sur leur introduction dans les cohortes. Mettez-y ordre, que l'exemple de la 10<sup>e</sup> cohorte ait cela d'avantageux, et que les officiers des cohortes soient dans le sentiment, l'intérêt et l'opinion de la nation. Le colonel Rabbe ne peut plus commander son régiment<sup>[^1]</sup>. Mettez à la tête du régiment de Paris un homme vigoureux et sûr<sup>[^2]</sup>.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: La garde municipale de Paris, créée par l’arrêté du 22 vendémiaire an XI (14 octobre 1802). Elle remplace dans ses fonctions la garde nationale dissoute pour la capitale. Selon l’arrêté, elle est formée de 2 154 fantassins et 180 cavaliers. L’infanterie est divisée en deux régiments : un pour le service des postes et barrières (répression de la fraude à l’octroi, vérification des passeports, garde de bâtiments officiels, etc.), un autre pour l’intérieur de la ville (assistance aux commissaires de police, surveillance des rues, foires, marchés, théâtres et autres lieux publics). Les officiers sont nommés par le gouvernement sur proposition du préfet de la Seine. Ils doivent être issus des troupes de lignes. Tous les hommes sont soldés par l’État. [^2]: <span></span> Napoléon ne croit pas si bien dire : il va incessamment recevoir la nouvelle de la tentative de coup d’État de Malet, dans laquelle Rabbe s’est laissé compromettre. La date de l’arrivée des informations ne peut être établie avec certitude si l’on se réfère aux Mémoires : le 2 novembre selon l’intendant Denniée (<i>Itinéraire de l’Empereur Napoléon durant la campagne de 1812</i>), le 6 selon le général de Ségur (<i>Campagne de Russie</i>), le 7 selon Fain (<i>Manuscrit de 1812</i>) et même le 8 selon Méneval (<i>Mémoires</i>). Les premières lettres de l’empereur qui évoquent l’affaire Malet sont du 6. Elles ont probablement été écrites après celle-ci. [^3]: Copie d’expédition, S.H.D., département l’Armée de Terre, 17 C 326.</body>