CG12-31989.md

identifiantCG12-31989.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/11/02 00:00
titreNapoléon à l’impératrice Marie-Louise
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31989. - </b><span style="font-variant: normal">À l’impératrice Marie-Louise</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Viazma, 2 novembre 1812</h2><p>Ma bonne amie, je reçois ta lettre du 18 octobre. J'ai appris avec bien de la peine la mort du petit prince de Bade<sup>[^1]</sup>. Sa mère sera bien désolé, c'est un accident bien pénible pour une mère surtout. Aussitôt que j'aurais pris mes quartiers d'hivers, je prendrai la paix pour satisfaire ma promesse. Tu ne dois pas douter que je n'ai autant d'envie que toi de te voir car tu sais combien je t'aime. Ma santé est bonne, le temps est superbe, il fait un petit froid et un très beau soleil. Tous les jours, je me rapproche de toi, et aussitôt que les choses seront assises, je t'écrirai. En attendant, comme je sais que tu es fort raisonnable, j'espère que tu voudras ne pas t'inquiéter, être gaie, contente et ne pas t'affliger, cela me ferait trop de peine. Embrasse mon fils 3 fois pour moi et ne doute jamais de tous les biens tendres sentiments que tu m'inspires. Ton fidèle époux.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Le fils de Stéphanie de Beauharnais était né le 29 septembre et décédé deux semaines plus tard. C’est cet enfant qui sera plus tard au cœur de la « légende » de Kaspar Hauser. [^2]: <span></span> Expédition autographe, Bibliothèque nationale de France, NAF 12487 (1), publiée par la <span style="font-style: normal">Bibliothèque nationale</span><i>,</i><i>Lettres inédites de Napoléon I</i><i><sup>er</sup></i><i> à Marie-Louise écrites de 1810 à 1814</i>, avec introduction et notes par Louis Madelin, Paris, 1935, p. 96, n° 119.</body>