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CG12-31962.md| identifiant | CG12-31962.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1812/10/22 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant le 4e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31962. - </b><span style="font-variant: normal">À
Eugène, vice-roi d’Italie, commandant le 4e corps de la Grande
Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Château d'Ignatovo, 22 octobre 1812, sept heures
du matin</h2><p>Mon fils, je reçois
votre lettre. Je serai avant midi à Fominskoïé avec la Garde à
cheval et à pied. Le 1<sup>er</sup> corps <i>(Davout)</i> n'arrivera
qu'une heure après. Toute la cavalerie du roi de Naples<sup>[^1]</sup>
y arrivera dans la journée. Le major général<sup>[^2]</sup>
vous mande qu'avant tout, il faut occuper aujourd'hui Vereya ;
que le prince Poniatowski<sup>[^3]</sup>
y marche avec son corps ; qu'il se fasse précéder d'une
avant-garde de 5 à 600 hommes de cavalerie, de <i>1 000</i> hommes
d'infanterie de ses meilleurs marcheurs, et d'une ou deux batteries
d'artillerie légère ; qu'ils y arrivent aujourd'hui ; que
le reste de son corps suive. Peut-être que ses coureurs seuls
suffiront pour entrer à Vereya ; qu'aussitôt qu'il y sera, il
se mette en communication avec Gorodok et Borisov, où le duc
d'Abrantès<sup>[^4]</sup>
a des postes fixes. Indépendamment de ce que cela établira tout de
suite mes communications avec Mojaïsk, j'ai grand besoin de recevoir
et d'envoyer les estafettes. Vous avez un poste de 100 hommes à
Charapovo. Il faut l'y laisser et y envoyer un officier de confiance
qui placera un cheval à mi-chemin ; il y restera jusqu'à
minuit <i>ou 3</i> heures du matin, heure à laquelle il doit
entendre l'explosion du Kremlin. Aussitôt qu'il l'entendra, il
viendra ventre à terre pour m'en instruire. Alors les piquets
d'infanterie et de cavalerie se mettront en marche pour venir à
Fominskoïé, où ils rejoindront leurs régiments. <i>Dans tous les
cas, ce détachement se mettra en marche à cinq heures du matin,
demain, le 23 octobre, s'il n'entend pas l'explosion.</i> Cet
officier, pour mieux entendre l'explosion, pourra se porter un peu en
avant avec le piquet de cavalerie qui est là.</p><p>Quant au détachement
que commande l'adjudant commandant Bourmont, à la maison Galitzine,
le duc de Trévise a ordre de le ramasser en passant. Comme l'ennemi
croit avoir encore toute l'armée devant lui sur l'autre route, il
est convenable que vous ne montriez pas trop de troupes, et seulement
ce qui est nécessaire pour bien éclairer et avoir des nouvelles.
L'occupation de Vereya est la grande affaire d'aujourd'hui<sup>[^5]</sup>.<sup>[^6]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3>
[^1]: Murat.
[^2]: Berthier.
[^3]: <span></span> Commandant le 5<sup>e</sup> corps.
[^4]: <span></span> Junot, commandant le 8<sup>e</sup> corps.
[^5]: <span></span> La division Delzons (13<sup>e</sup> d’infanterie) doit occuper la ville qui sera le cadre d’un des principaux épisodes de la bataille de Maloïaroslavets, deux jours plus tard. Delzons y sera aux prises avec plusieurs régiments russes commandés par le général Dorhokov. D’âpres combats feront rage pendant toute la journée sans que l’un ou l’autre camp puisse l’emporter. La ville ne sera pas prise par les Russes mais les Français devront tout de même l’évacuer. Delzons sera tué au combat.
[^6]: Expédition, Archives nationales, documents isolés (1670-1942), 699 Mi 2, d. 5, fol. 62. [C 19299]</body> |
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