CG12-31826.md

identifiantCG12-31826.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/10/05 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant le 4e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31826. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d’Italie, commandant le 4e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Moscou, 5 octobre 1812</h2><p>La division Grenier<sup>[^1]</sup>, qui doit se réunir le 1<sup>er</sup> novembre à Vérone, sera composée de trois brigades, savoir : deux brigades françaises et une brigade italienne.</p><p>1<sup>re</sup> brigade : quatre bataillons du 22<sup>e</sup> léger, deux bataillons du 14<sup>e</sup> léger ;</p><p>2<sup>e</sup> brigade : quatre bataillons du 112<sup>e</sup> de ligne, deux bataillons du 6<sup>e</sup> de ligne ;</p><p>3<sup>e</sup> brigade : quatre bataillons du 5<sup>e</sup> régiment de ligne italien, un bataillon du 1<sup>er</sup> de ligne, un bataillon du 2<sup>e</sup> léger italien.</p><p>Chaque régiment aura son artillerie régimentaire ; on prendrait, pour ceux qui n’en auraient pas, l’artillerie des corps qui restent en Italie.</p><p>Chaque bataillon français sera porté à 900 hommes et chaque bataillon italien à 1 000 hommes ; de cette manière, on suppose qu’ils arriveront sur 1’Oder au complet de 840. Mais, pour porter les bataillons français à 900 hommes, il serait nécessaire de retirer des cinq dépôts français qui sont eu Italie le nombre d’hommes nécessaire pour compléter les bataillons des 6<sup>e</sup> et 112<sup>e</sup> de ligne, et, comme il n’y a point d’infanterie légère en Italie, on prendra tout ce qui sera disponible dans le dépôt du 3<sup>e</sup> léger, qui est à Parme, et même dans le bataillon du 8<sup>e</sup> léger, qui est en Illyrie, s’il n’est pas trop loin. Enfin, si cela est nécessaire, on laisserait un cadre de bataillon du 22<sup>e</sup> léger.</p><p>Les bataillons italiens seront complétés à 1 000 hommes par le moyen des dépôts des autres corps qui existent dans le royaume.</p><p>Un régiment de cavalerie italienne, le 4<sup>e</sup> de chasseurs, complété à 1 000 chevaux, sera attaché à cette division.</p><p>Indépendamment de l’artillerie régimentaire, il y aura trois batteries d’artillerie, savoir : une batterie d’artillerie à pied française, une <i>idem</i> italienne, une à cheval italienne ; total, vingt-deux pièces, obusiers ou pièces de 6, et huit ou dix pièces de 3 ; ce qui fera de trente à trente-deux bouches à feu. On y joindra le nombre de caissons d’infanterie nécessaire.</p><p>On attachera à cette division une compagnie de sapeurs italiens avec ses outils, et une compagnie de la marine de Venise, complétée à 120 hommes.</p><p>On organisera dans le dépôt du 9<sup>e</sup> bataillon de transports français une compagnie pour atteler 100 voitures à la comtoise, et il en sera organisé une pareille dans les dépôts de transports italiens.</p><p>Le ministre de la Guerre de l’Empire enverra des modèles de voitures à la comtoise pour les faire construire, soit à Vérone, soit à Venise, à moins qu’il ne juge plus convenable de faire construire les voitures à Nuremberg, et même d’y faire acheter les chevaux, s’ils n’existent pas aux dépôts de transports.</p><p>Les divisions d’artillerie, à l’exception de celle régimentaire, pourront emmener leurs chevaux haut le pied, et ne prendre leur matériel qu’à Glogau, où le ministre de la Guerre aura soin de l’y faire trouver.</p><p>Il sera affecté, dans cette division, deux chirurgiens par bataillon et une ambulance par brigade.</p><p>Il sera donné quatre moulins portatifs par bataillon et douze moulins en réserve de la division. Un modèle bien confectionné sera envoyé sur-le-champ par le ministre de la guerre de l‘Empire à Vérone et à Venise, pour qu’il en soit construit.</p><p>L’intention de l’Empereur est que cette division, qu’on peut considérer comme un corps d’armée, se mette en mouvement, de Vérone, de manière à passer le Brenner dans les premiers jours de décembre. Ce corps marcherait par brigades et serait dirigé, pour y être cantonné jusqu’à nouveaux ordres, sur Nuremberg, Bamberg et Augsbourg.</p><p>Tout ce qui manquerait à l’organisation entière de ce corps, soit matériel, soit en personnel, comme chirurgiens, soldats du train, etc., serait, par les soins du ministre, complété en Bavière ou en Silésie, où il est probable que cette division passera plusieurs mois de l’hiver.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: <span></span> 35<sup>e</sup> division d’infanterie. [^2]: Expédition, S.H.D., département de l’Armée de Terre, 17 C 113. [C 19249] La lettre est dictée à Eugène, qui a lui-même signé l’expédition.</body>