CG1-2004.md

identifiantCG1-2004.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/09/12 00:00
titreNapoléon à Canclaux, ambassadeur de la République française à Naples
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 2004. - </b>À Canclaux, ambassadeur de la République française à Naples</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Passariano, 26 fructidor an V [12 septembre 1797]</h2><p><br/> </p><p>Je reçois, mon cher ministre, votre lettre du 13 fructidor[^1]. M. le marquis de Gallo m’a effectivement parlé du projet qu’avait S. M. le Roi des Deux-Siciles, soit sur les îles du Levant, soit sur les nouvelles frontières du côté des états du Pape[^2].</p><p>Le directoire de la République française saisira toutes les occasions de donner à S. M. une marque du désir qu’elle a de faire quelque chose qui lui soit agréable. M. le marquis de Gallo, qui a toujours été l’interprète des sentiments de la cour de Naples près celle de Vienne, pour porter cette dernière à une paix si nécessaire aux deux États et si ardemment désirée par le Gouvernement français, est plus propre que personne à suivre des négociations si intéressantes pour S. M. le Roi des Deux-Siciles. Si donc les circonstances nous l’eussent permis, nous aurions déjà ouvert des négociations à cet effet ; mais nous avons pensé que, dans un moment où l’on traitait des négociations qui doivent servir à la France de base dans le système du midi de l’Europe, il était impossible de rien décider à ce sujet. J’espère cependant que d’un moment à l’autre les négociations d’Udine prendront un caractère plus décidé, et assurez S. M. que le directoire exécutif de la République française fera tout ce qui dépendra de lui pour répondre à ses désirs.</p><p>Quant à moi, la cour de Naples connaît l’empressement que j’ai toujours eu à faire quelque chose qui pût lui être avantageux.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: 30 août. [^2]: Le 31 août, la reine de Naples Marie-Caroline a fait part au marquis de Gallo des prétentions napolitaines sur une partie des États romains en cas de démantèlement. Elle proposait même que le Pontife dirige l’Eglise depuis Malte. [^3]: <span></span>Expédition, Bibliothèque Thiers, fonds Masson, carton 180, fol. 120. [<i>C</i>2190]</body>