CG1-1995.md

identifiantCG1-1995.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/09/10 00:00
titreNapoléon à Faipoult, ministre de la République française à Gênes
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1995. - </b>À Faipoult, ministre de la République française à Gênes</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Passariano, 24 fructidor an V [10 septembre 1797]</h2><p><br/> </p><p>J’ai reçu, mon cher ministre, votre lettre du 20. Je trouve comme vous que la conduite du Gouvernement a été faible. Dans les circonstances difficiles, on ne trouve des ressources que dans le courage et la fermeté. La négligence de ce Gouvernement est extrême ; comment ne savait-il pas qu’il se trouvait quelques chefs contre lui, et, s’il le savait, pourquoi ne me demandait-il pas des troupes ? Mais, enfin, tout est remédié ; le général Lannes doit, à l’heure qu’il est, se trouver à Tortone avec un corps de cavalerie, infanterie et artillerie ; il a, comme je vous l’ai déjà remarqué, l’ordre d’être à votre disposition.</p><p>Il faut que le Gouvernement de Gênes donne une grande leçon aux habitants de Fontavana ; les montagnards ne se guérissent jamais que par de grandes mesures. Engagez le Gouvernement à faire arrêter des otages et à les envoyer au château de Milan, car des otages dans la ville de Gênes sont toujours des sources d’insurrection. Il ne faut rien ménager, rien épargner pour consolider et soutenir, à quelque prix que ce soit, la sécurité du peuple de Gênes ; rien ne nous est plus avantageux.</p><p>Je crois que les gens les plus sages doivent chercher à corriger la Constitution. Bien des articles, je crois, ne conviennent pas à la localité de la Rivière de Gênes.</p><p>Engagez-le à ne rien mettre au jour avant que j’aie pu m’approcher de Gênes, si les hostilités ne recommencent point. Dès que je le pourrai, je me rendrai à Gênes.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2183, d’après l’expédition communiquée par M. Dupont.</body>