CG12-31671.md

identifiantCG12-31671.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/09/03 00:00
titreNapoléon au général Lacuée, ministre directeur de l’administration de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31671. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Lacuée, ministre directeur de l’administration de la Guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gjatsk, 3 septembre 1812</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur le comte de Cessac, le 11<sup>e</sup> corps, que commande le duc de Castiglione<sup>[^1]</sup>, manque d'administrateurs. Donnez des ordres pour qu'il en soit envoyé. Depuis vingt ans que je commande les armées françaises, je n'ai jamais vu l'administration militaire plus nulle ; il n'y a personne : ce qui a été envoyé ici est sans aptitude et sans connaissances. L'inexpérience des chirurgiens fait plus de mal à l'armée que les batteries ennemies. Les quatre ordonnateurs qui accompagnent l'intendant général<sup>[^2]</sup> n'ont aucune expérience. Le comité de santé est bien coupable d'avoir envoyé des chirurgiens si ignorants. Faites partir des administrateurs pour tous les corps d'armée. Nous avons besoin d'employés des hôpitaux et de 150 chirurgiens. Quant à l'institution des compagnies d'infirmiers, elle a été, comme toutes les opérations de l'Administration de la guerre, entièrement manquée. Dès qu'on leur a donné des fusils et des uniformes militaires, ils n'ont plus voulu servir les hôpitaux. Il fallait leur donner un chapeau rond, un frac, un bâton blanc et tout au plus un sabre. Envoyez de l'Intérieur des administrateurs et des compagnies d'infirmiers, s'il en existe encore, mais organisées comme je l'ai dit ci-dessus.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Quant à la proposition de la Bavière, nous ne manquons ni de biscuit, ni de viande salée ; si nous en manquions, la fourniture à Linz ne serait d'aucun résultat, le transport étant impossible.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: Augereau. [^2]: Dumas. [^3]: Expédition, S.H.D., département de l’Armée de Terre, 17 C 113. [C 19178]</body>