CG12-31666.md

identifiantCG12-31666.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/09/03 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major-général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31666. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Berthier, major-général de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gjatsk, 3 septembre 1812</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, écrivez aux généraux commandant les corps d'armée que nous perdons tous les jours beaucoup de monde par le défaut d'ordre qui existe dans la manière d'aller aux subsistances ; qu'il est urgent qu'ils concertent avec les différents chefs de corps les mesures à prendre pour mettre un terme à un état de choses qui menace l'armée de sa destruction ; que le nombre de prisonniers que l'ennemi fait se monte chaque jour à plusieurs centaines ; qu'il faut, sous les peines les plus sévères, défendre aux soldats de s'écarter, et envoyer aux vivres comme l'ordonnance prescrit de le faire pour les fourrages : par corps d'armée quand l'armée est réunie, et par division quand elle est séparée ; qu'un officier général ou supérieur doit commander le fourrage pour les vivres, et qu'une force suffisante doit protéger l'opération contre les paysans et les Cosaques ; que le plus possible, quand on rencontrera des habitants, on requerra ce qu'ils auront à fournir, sans faire plus de mal au pays ; enfin que cet objet est si important, que j'attends du zèle des généraux et chefs de corps pour mon service de prendre toutes les mesures capables de mettre un terme au désordre dont il s'agit. Vous écrirez au roi de Naples<sup>[^1]</sup>, qui commande la cavalerie, qu'il est indispensable que la cavalerie couvre entièrement les fourrageurs, et mette ainsi les détachements qui iront aux vivres à l'abri des Cosaques et de la cavalerie ennemie. Vous recommanderez au prince d'Eckmühl<sup>[^2]</sup> de ne pas s'approcher à plus de deux lieues de l'avant-garde. Vous lui ferez sentir que cela est important pour que les fourrageurs n'aillent pas aux vivres trop près de l'ennemi. Enfin vous ferez connaître au duc d'Elchingen<sup>[^3]</sup> qu'il perd tous les jours plus de monde que si on donnait bataille ; qu'il est donc nécessaire que le service des fourrageurs soit mieux réglé, et qu'on ne s'éloigne pas tant.<sup>[^4]</sup></font></p> [^1]: Murat, commandant la réserve de cavalerie. [^2]: <span></span> Davout, commandant le 1<sup>er</sup> corps. [^3]: <span></span> Ney, commandant le 3<sup>e</sup> corps. [^4]: Expédition non signée, S.H.D., département de l’Armée de Terre, 17 C 113. [C 19176]</body>