CG12-31510.md

identifiantCG12-31510.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/08/12 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant le 4e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31510. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d’Italie, commandant le 4e corps de la Grande Armée</span><sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vitebsk, 12 août 1812, trois heures du matin</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon fils, le roi de Naples<sup>[^2]</sup> est aujourd'hui à Lioubavitchi. Il fait occuper tous les bords de la petite Bérézina. La division Bruyères<sup>[^3]</sup> occupe Roudnia. Votre mouvement se fera derrière le rideau. Il est bien nécessaire que vous envoyiez des officiers avec de petites patrouilles sur la route de Yanovitchi à Vitebsk, et que votre arrière-garde, qui est à Souraje, en envoie également sur la route de Vitebsk, pour faire replier sur Vitebsk tous les traîneurs isolés, en leur disant même que l'ennemi arrive, pour leur faire peur : c'est indispensable pour sauver bien des gens qui iraient se faire prendre. Un autre moyen, c'est de marcher doucement et de bien tenir tout votre monde réuni. Il faut même laisser une arrière-garde à Liozno, si le duc d'Elchingen<sup>[^4]</sup> n'en a pas laissé une, pour rallier derrière vous les traîneurs. Je laisse le général Guyon<sup>[^5]</sup> à Vitebsk pour battre la plaine. Je lui ai donné ordre de se mettre en communication avec le commandant de votre arrière-garde à Souraje. Recommandez bien à ce commandant d'ôter le pont sur la Dvina.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je ne serai que le 13, à midi, à Babinovitchi. S'il y avait quelque chose de très important, envoyez-le-moi en double à Babinovitchi et, pour le cas où quelque circonstance aurait retardé mon départ, à Vitebsk.<sup>[^6]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: À Liozno. [^2]: Murat. [^3]: <span></span> Commandant la 1<sup>re</sup> division de cavalerie légère. [^4]: <span></span> Ney, commandant le 3<sup>e</sup> corps. [^5]: Commandant d’une brigade de cavalerie légère. [^6]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 19087, d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg.</body>