CG12-31498.md

identifiantCG12-31498.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/08/12 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31498. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vitebsk, 12 août 1812</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, je viens de voir un ordre que le major des équipages<sup>[^1]</sup> vient de donner à deux compagnies, de se rendre au quartier général du 3<sup>e</sup> corps. Cet ordre est absurde, puisque le quartier général d'un corps change à chaque instant ; il laissait l'officier dans l'incertitude sur ce qu'il avait à faire ; aussi celui-ci allait-il prendre la direction qu'il ne fallait pas. Le major des équipages ne doit donner aucun ordre de départ ; mais il doit aller à l'état-major général pour demander l'ordre, et, quand l'état-major n'y est pas, il doit s'adresser au commandant de la place, sans quoi le plus grand désordre existerait. Si, au lieu de donner cet ordre ridicule, le major était venu à l'état-major général, il en aurait reçu un ordre de départ pour Babinovitchi et Doubrovna. Tous les ordres de mouvement doivent venir de l'état-major général ou du commandant de la place ; sans quoi, tous les mouvements ne pouvant être communiqués à tous les chefs de service, il en résulterait beaucoup de confusion. Donnez des ordres et prenez des mesures pour que cela n'arrive plus.<sup> [^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Comprendre : le Train. Le major inspecteur des équipages est Clicquot. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 19093, d’après le Dépôt de la guerre.</body>