CG12-31492.md

identifiantCG12-31492.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/08/11 00:00
titreNapoléon à Mollien, ministre du Trésor
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31492. - </b>À Mollien, ministre du Trésor</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vitebsk, 11 août 1812<sup>[^1]</sup></h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur le comte Mollien, j'ai reçu la balance du Trésor pour les premiers six mois de l'année. Je n'ai pas pu la lire avec toute l'attention que j'aurais voulu y donner. Les droits réunis et l'enregistrement doivent rendre ce qu'ils ont promis ; les douanes seules sont douteuses. Parlez-en au ministre du Commerce<sup>[^2]</sup>, afin d'arrêter nos idées là-dessus. </font> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Quant aux 40 millions de l'extraordinaire, ils seront couverts soit par 40 millions de biens des États romains, soit par 40 millions que produira le pays. Car, comme le Trésor fait des budgets pour l'armée, les recettes que fera l'armée entreront au Trésor. Ayez soin que ces dernières soient imputées sur l'extraordinaire.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J'ai frappé 2 millions de roubles de contribution sur la Courlande ; on a trouvé dans les caisses environ un million de roubles ; il est vrai que ce n'est que du papier, mais cela fait toujours 3 millions de francs.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J'ai des magasins de sel considérables à Borisov ; j'en ai ici pour 15 à 20 millions. On m'assure qu'au moment du traînage, la Courlande viendra les prendre. Il serait bon que le ministre de la Marine<sup>[^3]</sup> profitât de cette circonstance pour se procurer des mâts ; je n'ai pas le temps d'en écrire au ministre de la Marine ; voyez-le pour cela. Ces mâts formeraient toujours une ressource, vu qu'ils pourraient être payés par le budget de la marine.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Écrivez au payeur<sup>[^4]</sup> ici pour que les recettes du pays soient tenues en compte particulier et pour qu'il vous en instruise. Vous aurez soin de lui communiquer les dépenses que vous ferez par le budget, en ayant égard à la dépréciation des valeurs.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: La Correspondance (n° 19082) publie cette lettre au 10 août. [^2]: Collin de Sussy. [^3]: Decrès. [^4]: Bernard, payeur général de la Grande Armée. [^5]: Photocopie d’expédition, Archives nationales, fonds Mollien, 132 AP 1. [C 19082]</body>