CG12-31489.md

identifiantCG12-31489.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/08/11 00:00
titreNapoléon à Maret, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31489. - </b><span style="font-variant: normal">À Maret, ministre des Relations extérieures</span><sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vitebsk, 11 août 1812</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur le duc de Bassano, écrivez à mon ministre à Berlin<sup>[^2]</sup> pour demander qu'en cas de descente sur un point quelconque des côtes le roi de Prusse<sup>[^3]</sup> fournisse un millier de chevaux et douze pièces d'artillerie, soit de Kolberg, soit de Graudenz. Écrivez à mon ministre à Dresde<sup>[^4]</sup> pour que dans le même cas la Saxe fournisse deux bataillons d'infanterie, un régiment de cuirassiers et douze pièces de canon. Écrivez à Stuttgart pour qu'on fournisse deux bataillons d'infanterie, un régiment de cavalerie et douze pièces de canon. Écrivez à Munich pour qu'on fournisse quatre bataillons, un régiment de cavalerie et douze pièces de canon ; à Bade pour qu'on fournisse un bataillon d'infanterie, 500 chevaux et six pièces de canon<sup>[^5]</sup>. Demandez que ces différentes troupes soient tenues prêtes à marcher à la première demande qu'en ferait le duc de Castiglione<sup>[^6]</sup>. Vous chargerez mes ministres de vous faire connaître si l'on peut compter là-dessus et si l'on peut même espérer davantage.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Écrivez au comte Saint-Marsan<sup>[^7]</sup> qu'il serait convenable que la cour de Prusse écrivît à Stockholm que la moindre entreprise qui serait faite contre le continent, soit en Prusse, soit dans la Poméranie, soit dans la 32<sup>e</sup> division militaire<sup>[^8]</sup>, tendant à troubler la tranquillité de l'Allemagne, provoquerait la marche de 30 000 Prussiens de la Silésie et des autres parties du royaume. Cette démarche faite par le roi à Stockholm, et notifiée au ministre suédois à Berlin, pourrait être utile. On ne redoute pas ce que peuvent faire les Suédois avec les Anglais et les Russes, mais une notification de ce genre, soutenue d'un ton fier et ferme, pourrait éloigner toute idée d'inquiéter l'Allemagne.<sup>[^9]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: À Vilna. [^2]: Saint-Marsan. [^3]: Frédéric-Guillaume III. [^4]: Serra. [^5]: Les représentants de la France en Wurtemberg (Stuttgart), Bavière (Munich) et Bade sont respectivement : Moustier, Mercy-Argenteau et Nicolay. [^6]: <span></span> Augereau, commandant le 11<sup>e</sup> corps. [^7]: Ambassadeur en 1813, il use de son influence pour tenter de retenir le roi de Prusse dans l’alliance française, mais le roi rejoindra la sixième coalition. [^8]: Chef-lieu : Hambourg. [^9]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 19083, d'après l'original communiquée par M. le duc de Bassano.</body>