CG12-31453.md

identifiantCG12-31453.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/08/10 00:00
titreNapoléon au maréchal Augereau, commandant le 11e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31453. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Augereau, commandant le 11e corps de la Grande Armée</span><sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vitebsk, 10 août 1812</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><br/> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">[..] les Anglais n'ont pas de troupes à débarquer : l'Espagne et le Portugal les occupent entièrement. Il paraît difficile que les Russes, lorsque les armées françaises sont à 80 lieues de Moscou et assiègent Riga, puissent jeter leurs troupes dans les opérations lointaines. Nous sommes en paix avec la Suède, mais tout porte à penser qu'elle servira l'Angleterre et que le prince royal<sup>[^2]</sup> égaré par de perfides conseils, trahissant tous ses devoirs et tous les sentiments, se mettra du côté de l'ennemi éternel du continent. La Suède est une puissance qui ne peut pas disposer de plus de 15 000 hommes et il est probable que, si elle tente quelque chose, ce sera sur la Norvège. Toutefois, en réunissant 2 à 3 000 Anglais, 5 à 6 000 Russes et 12 à 15 000 Suédois, cela ferait tout au plus 25 à 30 000 hommes qui seraient incapables de rien tenter contre le duc de Castiglione et, s'ils tentaient quelque chose, il les en ferait repentir<sup>[^3]</sup>. [..] Si la descente avait pour but de nuire à l'armée, elle devrait s'effectuer sur Kœnigsberg, afin de s'emparer de cette place qui est un grand dépôt de l'armée. D'autres dispositions sont faites pour parer à cette tentative ; mais dans ce cas le duc de Castiglione devrait porter son quartier général à Stettin et faire avancer deux de ses divisions sur Dantzig et la Vistule. [..] En cas d'événements, le duc de Castiglione doit, sur-le-champ, en instruire le ministre de la Guerre pour qu'il fasse marcher d'autres cohortes de gardes nationales. Il doit en instruire également mes ministres à Berlin, à Dresde, à Munich, à Stuttgart, à Karlsruhe, à Darmstadt, à Cassel, en faisant connaître le point de réunion des troupes pour qu'ils y fassent envoyer toutes les forces qui seront disponibles dans chacun de ces états. Enfin, il préviendra également le général danois pour qu'il mette en marche sa division. Si, au contraire, le Danemark et la Norvège étaient attaqués, sur la réquisition du général danois, le duc de Castiglione ferait entrer la division Heudelet<sup>[^4]</sup> dans le Holstein pour secourir le Danemark [..]<sup>[^5]</sup></font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><br/> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><br/> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><br/> </p> [^1]: Le corps d’Augereau est stationné en Allemagne et fait office autant de protecteur des arrières que de réserve de la Grande Armée. [^2]: Bernadotte. [^3]: Depuis la seconde quinzaine de juillet, l’empereur a signé quantité d’ordres et de lettres visant à perfectionner les défenses des côtes et à se préparer à un éventuel débarquement ennemi dans son dos. [^4]: <span></span> 30<sup>e</sup> division d’infanterie. [^5]: <span></span> Extrait, Jacques Arnna, <i>Pages de l’épopée impériale recueillies par André de Coppet</i>, Tours, 1952, p. 198, n° 249. Cette portion de texte ne représente qu’environs un tiers du document original qui comporte 12 pages in folio à mi pages.</body>