CG12-31316.md

identifiantCG12-31316.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/07/22 00:00
titreNapoléon à l’impératrice Marie-Louise
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31316. - </b><span style="font-variant: normal">À l’impératrice Marie-Louise</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gloubokoïé, 22 juillet 1812</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon amie, j'ai reçu ta lettre du 12 juillet, où je vois que tu avais eu un peu de fièvre<sup>[^1]</sup>. Tu ne te ménages pas assez. Je te remercie des bonnes nouvelles que tu me donnes du petit roi. Tout le monde dit qu'il est très fort et très gourmand. Tu l'auras à cette heure embrassé, ce qui t'auras fait bien du bien. Embrasse-le pour moi. Adieu, ma douce amie, aime[-moi] toujours. Tout à toi. Ton<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: <span></span> Citons ici Louis Madelin qui écrit en note de cette lettre : « On remarquera à quel point la santé de Marie-Louise semble préoccuper l'Empereur. C'est qu'évidemment elle remplissait elle-même ses lettres de ses maux, souvent imaginaires. Nous n'avons qu'à nous reporter aux lettres écrites à M<sup>me</sup> de Montebello et aux autres amies, pour voir quelle place tenaient dans ses pensées, ses migraines, rhumes, maux d'estomac, rhumatismes, qui faisaient hausser les épaules au docteur Corvisart. Un jour elle écrit triomphalement : « Il m'a <i>enfin</i> trouvée malade ! » Pendant son séjour à Wurtzbourg, du 7 au 15 juillet, elle se plaint de coliques, de crampes, de douleurs. « J'ai très mal au bras et suis empaquetée de cataplasmes qui n'embaument pas trop ma chambre », écrit-elle à M<sup>me</sup> de Crenneville. Évidemment c'est ce qu'elle devait écrire à l'Empereur, qui, sincèrement ému ou non, voulait la satisfaire en la tenant pour malade. » [^2]: <span></span> Expédition autographe, Bibliothèque nationale de France, NAF 12487 (1), publiée par la Bibliothèque nationale, <i>Lettres inédites de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> à Marie-Louise écrites de 1810 à 1814</i>, avec introduction et notes par Louis Madelin, Paris, 1935, p. 52, n° 55.</body>