CG12-31247.md

identifiantCG12-31247.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/07/18 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant les 4e et 6e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31247. - </b><span style="font-variant: normal"> </span><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d’Italie, commandant les 4e et 6e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gloubokoïé, 18 juillet 1812, cinq heures du soir</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon fils, je suis arrivé aujourd'hui à Gloubokoïé, où se réunit toute la Garde. Le général Grouchy<sup>[^1]</sup> me mande qu'il a pris des magasins à Staroï-Lepel : il y a pris 750 sacs de farine et 327 tonneaux de biscuit. J'approuve la direction d'une partie de votre cavalerie sur la Bérézina. Je pense que je ne dois pas tarder à recevoir des nouvelles de votre arrivée à Dokchitsy. Votre premier soin aura été sans doute de mettre des postes de communication sur la route de Gloubokoïé.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Le 14, le 15 et le 16, il est arrivé à Vilna une grande quantité de convois, faisant la valeur de 2 000 quintaux de farine environ, pour votre armée. Envoyez au-devant de ces convois pour qu'ils ne s'égarent pas.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Le 6<sup>e</sup> corps<sup>[^2]</sup> devrait arriver aujourd'hui à Gloubokoïé ; pourtant nous n'en avons pas de nouvelles. Comme ce sont des Bavarois, qui marchent lentement, peut-être au lieu de cinq jours mettront-ils un jour de plus.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J'attends à chaque instant des nouvelles du roi de Naples<sup>[^3]</sup>. Je n'en ai pas depuis le 16 au soir.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Tout me porte à penser, sans cependant en être sûr, que l'ennemi se porte sur Polotsk pour ne pas se laisser couper de Saint-Pétersbourg. Toutefois il n'y a pas de mal à placer une partie de votre cavalerie légère de ce côté-ci. Quant au reste de votre cavalerie et à vos trois divisions, ils passeront la journée à se reposer, et je vous ferai passer des ordres demain avant six heures du matin. Si vous n'en receviez pas, vous placeriez vos trois divisions quelques lieues en avant sur le chemin de Gloubokoïé.<sup>[^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3> [^1]: <span></span> Commandant le 3<sup>e</sup> corps de cavalerie. [^2]: Commandé par Gouvion Saint-Cyr. [^3]: Murat. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 18972, d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Extrait, Jacques Arnna, <i>Pages de l’épopée impériale recueillies par André de Coppet</i>, Tours, 1952, p. 196, n° 245.</body>