CG12-31007.md

identifiantCG12-31007.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/06/20 00:00
titreNapoléon à l’impératrice Marie-Louise
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 31007. - </b>À l’impératrice Marie-Louise</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gumbinnen, 20 juin 1812, à 5 heures du soir</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Ma bonne Louise, je reçois ta lettre du 14 juin. Je vois avec plaisir que tu te portes bien et que Jardin<sup>[^1]</sup> soit arrivé. Cela te fera du bien de monter à cheval. L'on me mande de Paris que Isabey<sup>[^2]</sup> est parti pour Prague. Tu peux fort bien écrire une fois un mot à Méneval<sup>[^3]</sup>. Fais remercier le roi Louis - il ne faut jamais l'appeler le roi de Hollande - de ce qu'il te fait dire, et ajoutes y qu'il devrait retourner en France<sup>[^4]</sup> ; que malgré ses travers, je ne me souviens pas moins de l'avoir élevé comme un fils. Ma santé est fort bonne. Dis des choses agréables à l'impératrice<sup>[^5]</sup> de ma part et bien des compliments à ton père<sup>[^6]</sup> que j'aime pour le soin qu'il a de toi et l'amour qu'il te porte. Il fait aujourd'hui assez chaud. Je pars demain pour passer un corps d'armée en revue<sup>[^7]</sup> ; le corps autrichien arrive à Lublin le 22. Adieu, ma chère Louise, je désire bien te voir, et je te donne un baiser sur ta belle bouche. Tout à toi.<sup>[^8]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps"> <br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps"> <br/> </p> [^1]: Premier piqueur de l’équipage de selle dans la Maison de l’empereur. [^2]: Isabey est le peintre favori de Marie-Louise à qui il donne même des leçons. [^3]: Le secrétaire de l’empereur est malade. Voir CG12-30977. [^4]: <span></span> Depuis qu’il a perdu son trône de Hollande, Louis Bonaparte vit retiré à Gratz, sous le nom de comte de Saint-Leu. Il a peut-être envoyé à l’impératrice son roman <i>Marie</i> qu’il vient de publier, à moins que son courrier ne soit qu’une lettre de politesse pour sa belle-sœur qui séjourne non loin de sa retraite. [^5]: Maria-Ludovica. [^6]: <span></span> François I<sup>er</sup>. [^7]: <span></span> Le 21 juin, dans l’après-midi, l’empereur passera en effet en revue une partie du 1<sup>er</sup> corps, commandé par Davout. [^8]: <span></span> Expédition autographe, Bibliothèque nationale de France, NAF 12487 (1), publiée par la <span style="font-style: normal">Bibliothèque nationale</span><i>,</i><i>Lettres inédites de Napoléon I</i><i><sup>er</sup></i><i> à Marie-Louise écrites de 1810 à 1814</i>, avec introduction et notes par Louis Madelin, Paris, 1935, p. 42, n° 39.</body>