CG12-30990.md

identifiantCG12-30990.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/06/20 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 30990. - </b>Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gumbinnen, 20 juin 1812</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, écrivez au duc de Reggio<sup>[^1]</sup> que j<i>e n'ai pas</i><sup><i>[^2]</i></sup> sa lettre du 19, <i>qu'il a des ordres</i><sup><i>[^3]</i></sup> pour nourrir sa 1<sup>re</sup> division<sup>[^4]</sup> jusqu'au 5 juillet, sa 2<sup>e</sup> division<sup>[^5]</sup> jusqu'au 3 juillet, sa 3<sup>e</sup> division<sup>[^6]</sup> jusqu'au 5 juillet. Outre cela les équipages militaires de son corps d'armée ont pour trois jours de vivres : il aurait donc jusqu'au huit. Je ne parle pas de la viande, on éprouve moins de difficulté pour s'en procurer. Il faudra qu'il porte la plus grande attention à éviter les consommations inutiles. Il y a à l'embarcadère d'Insterbourg des farines et du biscuit, il est nécessaire qu'on commence par donner aux soldats pour quatre jours de vivres soit en biscuit, soit en pain, soit en farine, et qu'on organise des convois de voitures pour aller à Insterbourg avec ordre. En supposant qu'il envoie aujourd'hui à Insterbourg 200 voitures, elles seront arrivées le 22, elles pourront rejoindre son corps d'armée après 4 à 5 jours. Il faut donc qu'il envoie chaque jour à Insterbourg un convoi de voitures, lesquelles reviendront à son corps chargées de farine et de biscuit, avec ces précautions, il alimentera son corps qui, sans cela, manquerait de subsistances. Dans les calculs, je suppose les convois en arrière comme s'ils étaient arrivés. Je l'engage à faire faire ce soir à 8 heures des appels pour connaître le nombre des présents et des absents. Je me suis aperçu qu'il y avait à la suite de son corps beaucoup de charrettes de fusils et de bagages inutiles : il faut laisser tout cela à Gumbinnen, il aura alors un supplément de voitures utiles pour ses convois d'Insterbourg. Vous lui observerez que le prince d'Eckmühl<sup>[^7]</sup> fait porter à ses soldats neuf livres de farine, ce qui leur fait neuf jours de vivres, un autre corps peut faire de même. Mais il faut faire observer une sévère discipline pour éviter la perte des farines et obliger le soldat à ne consommer chaque jour que ce qu'il doit avoir pour sa ration.<sup>[^8]</sup></p> [^1]: <span></span> Oudinot, commandant le 2<sup>e</sup> corps. [^2]: Napoléon a biffé : « j’ai reçu. » [^3]: Napoléon a biffé : « on a pris des dispositions » [^4]: Commandée par Legrand. [^5]: Commandée par Verdier. [^6]: Commandée par Merle. [^7]: <span></span> Davout, commandant le 1<sup>er</sup> corps. [^8]: Expédition non signée, S.H.D., département l’Armée de Terre, 17 C 110.</body>