| identifiant | CG1-1874.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/08/05 00:00 |
| titre | Napoléon au général Clarke |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1874. - </b>Au général Clarke</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Milan, 18 thermidor an V [5 août 1797]</h2><p><br/> </p><p>Je n’ai point reçu de lettres ministérielles ni du Directoire exécutif depuis un mois, hormis une de Talleyrand qui m’annonce son installation au Ministère.</p><p>Le Directoire exécutif m’a écrit le 25 messidor une lettre de quatre lignes approuvant ma conduite en Italie, je ne l’ai reçu qu’avant hier.</p><p>Je ne suis point d’opinion de restituer les farines aux Autrichiens. Je trouve la demande qu’ils font pour la poste de Venise très ridicule ; d’abord les affaires de Venise ne nous regardent pas ; ensuite un Prince a le droit de visiter les lettres qui passent sur son territoire. Ne le font-ils pas à Vienne, Gratz, Laybach ? Bientôt ils se plaindront de ce que je décachète les lettres à Milan. Il me semble que les plénipotentiaires de l’Empereur sont fous. Leurs prétentions sont aussi exagérées qu’est grande leur duplicité, à votre place je n’aurais pas changé le mot tendre en grande sollicitude. Le mot seul valait la note. Il est vrai que si l’on est obligé de faire imprimer on y mettrait une petite apostille qui rétablirait le mot.</p><p>Des lettres de Vienne interceptées à Venise disent que l’Empereur attend tout de l’intérieur de la France.</p><p>Les émigrés sont tous rentrés, au point qu’il n’y en a plus en Suisse et que je suis très sûr par des notions particulières que deux ou trois Major et un Colonel de l’armée de Condé sont à Paris.</p><p>Le Directoire paraît être divisé entre un esclandre et un scandale qui à mes yeux les déshonorent tous les cinq. Les conseils paraissent également divisés comme ils l’ont toujours été, ils voudraient bien, je crois accoucher de la contre révolution ; mais il paraît qu’ils ont peur.</p><p>Les négociations de Lille vont aussi mal que les nôtres : quant à moi je désire fort que tout cela finisse et que nous ayons la paix ou la guerre.</p><p>J’ai reçu quelques courriers de Paris ; mais c’est simplement Lavalette qui le les a expédiés.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p style="font-variant: small-caps; "> <br/> </p> [^1]: Copie, S.H.D., Guerre, 17 C 329.</body> |