CG12-30115.md

identifiantCG12-30115.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/03/03 00:00
titreNapoléon à Bigot de Préameneu, ministre des Cultes
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 30115. - </b>À Bigot de Préameneu, ministre des Cultes</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 3 mars 1812</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Bigot de Préameneu, il est temps de finir ce scandale des sœurs de la Charité en révolte contre leurs supérieurs. Mon intention est de supprimer les maisons qui, vingt-quatre heures après l'avertissement que vous leur donnerez, ne seraient pas rentrées dans la subordination. Vous remplacerez les maisons supprimées, non par des sœurs du même Ordre, mais par un autre Ordre de la Charité. Les sœurs de la Charité de Paris<sup>[^1]</sup> y perdront de leur influence ; ce sera un bien. Vous leur substituerez des sœurs d'un Ordre dont on est le plus content et qui n'a point donné de sujets de plainte.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3><h3 style=""><br/> <br/> </h3> [^1]: Dès le Consulat, dans la continuité de ce qu’avait toléré le Directoire, certains ordres avaient été autorisés à reprendre leurs activités dans ce que nous appellerions aujourd’hui la « formation », notamment hospitalière : Charité de Saint-Vincent de Paul et Saint-Thomas de Villeneuve à Paris, Filles de Saint-Charles à Nancy, Dames de la Charité à Nevers, etc. Les établissements parisiens étaient particulièrement surveillés, surtout depuis que le conflit avec le Saint-Siège s’était envenimé. [^2]: Expédition, Bibliothèque et archives du Conseil d'État, fonds Nougarède du Fayet. [C 18542]</body>