CG12-30090.md

identifiantCG12-30090.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/02/29 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d'Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 30090. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d'Italie</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 29 février 1812</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, j'ai reçu vos deux états de situation au 15 février. Je vois avec peine, dans l'état de situation du 4<sup>e</sup> corps de la Grande Armée, que les régiments sont partis très faibles, puisque aucun ne se trouve au complet de 840 hommes, effectif par bataillon, et que le 84<sup>e</sup>, le 92<sup>e</sup>, le 9<sup>e</sup> de ligne, le 35<sup>e</sup>, etc., n'ont pas leurs bataillons au-dessus de 650 hommes. Ce serait donc environ de 600 hommes que manquerait chaque régiment ; ce qui, pour les six régiments français, forme un déficit de près de 4 000 hommes. Il est important de remédier à cet inconvénient et de réunir à Vérone une colonne formée de détachements tirés des 5<sup>es</sup> bataillons et des hommes des hôpitaux. Je vois que le 92<sup>e</sup> a 400 hommes à son 5<sup>e</sup> bataillon, que le 84<sup>e</sup> a 230 hommes, etc. Tout cela, sans doute, ne pourra pas fournir les 5 ou 600 hommes qui manquent à chaque régiment, mais du moins pourra y suppléer. Je vous ai donné avis que le bataillon du 62<sup>e</sup> a dû arriver en Italie, que les 5 bataillons du 6<sup>e</sup> de ligne et du 14<sup>e</sup> léger et de forts détachements du régiment de la Méditerranée ont dû partir de l'île d'Elbe et de Corse pour venir à Vérone ; tout cela doit faire un renfort de 14 à 1 500 hommes : est-ce arrivé ? Le 4<sup>e</sup> bataillon du 8<sup>e</sup> léger, qui se rend en Illyrie, est-il passé ? Combien avait-il d'hommes à son passage à Mantoue ? Neuf compagnies des 5<sup>es</sup> bataillons des 8<sup>e</sup> et 18<sup>e</sup> légers et du 23<sup>e</sup> de ligne sont, il y a bien du temps, parties des îles Sainte-Marguerite pour se rendre à Laybach : ces compagnies ont-elles passé ? Les 8<sup>e</sup> et 18<sup>e</sup> légers devraient donc être au grand complet. J'espère que tout cela pourra former les 3 à 400 hommes qui vous manquent et que vous ferez partir de Vérone pour l'armée à la fin de mars.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous avez eu le plus grand tort de laisser partir les régiments italiens incomplets. Comme les régiments français, ils sont tous faibles et n'ont que 5 à 600 hommes par bataillon. Cependant ils ont du monde à leurs 5<sup>es</sup> bataillons ; vous pouviez même en prendre dans les autres bataillons qui restent en Italie. Faites donc cette opération et complétez les 2 000 hommes environ qui manquent aux régiments italiens, en les réunissant à Vérone. Tous ces détachements formeront ainsi une division de marche<sup>[^1]</sup> de 6 000 hommes d'infanterie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Toutes les compagnies d'artillerie à pied doivent être fortes de 120 hommes à leur passage à Trente. Il leur manque cependant beaucoup d'hommes : la 9<sup>e</sup> compagnie du 2<sup>e</sup> régiment d'artillerie à pied n'a que 112 hommes ; la 7<sup>e</sup> compagnie n'a que 111 hommes ; la 5<sup>e</sup>, la 12<sup>e</sup> n'ont que 109 hommes ; la 8<sup>e</sup>, la 10<sup>e</sup>, la 20<sup>e</sup> compagnies n'ont que 110 hommes, et même 76. Faites fournir par le dépôt du 2<sup>e</sup> régiment d'artillerie à pied, qui reste en Italie, et par les hommes sortant des hôpitaux, ce qui est nécessaire pour porter les compagnies de ce régiment à 120 hommes chacune.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je fais la même observation pour les compagnies d'artillerie italiennes. Les compagnies d'artillerie à cheval doivent être de 100 hommes ; cependant la 2<sup>e</sup> compagnie du 4<sup>e</sup> régiment n'a que 82 hommes ; la 3<sup>e</sup> compagnie 80 hommes ; la 6<sup>e</sup> compagnie 81 hommes ; la 4<sup>e</sup> et la 5<sup>e</sup> compagnie n'ont que 84 et 86 hommes. Il y a suffisamment de chevaux, mais il n'y a pas suffisamment d'hommes. Prenez dans le dépôt du 4<sup>e</sup> régiment ce qui est nécessaire, et dirigez-le sur Vérone pour compléter à 100 hommes chacune de ces compagnies. Je fais la même observation pour la compagnie d'artillerie à cheval italienne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je fais la même observation pour les compagnies de sapeurs ; elles doivent être de 150 hommes, elles sont de moins de 120 hommes : complétez-les.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>Quant à la cavalerie</i>, tout ce que les régiments de cavalerie légère français ont à leurs petits dépôts doit se rendre à Vérone, à mesure que les hommes guérissent, pour rejoindre leurs régiments. Quant aux deux régiments italiens, je vous ai mandé que je les trouvais bien faibles. Il est nécessaire que vous tiriez des autres régiments de chasseurs le nombre d'hommes nécessaire pour porter les escadrons à 250 hommes, officiers compris. Vous formerez de ces détachements un escadron de marche ; vous ferez armer et habiller les hommes, et vous les ferez partir à pied pour Augsbourg, où vous ferez passer des marchés pour leur fournir des chevaux. Il faut qu'à la fin d'avril ces régiments aient 1 000 hommes à cheval effectif, c'est-à-dire 900 hommes devant l'ennemi. Je pourvois au complètement du régiment français par le dépôt de Besançon, puisque les 4<sup>es</sup> escadrons vont les joindre. Les 4<sup>es</sup> escadrons du régiment de la division de dragons rejoindront aussi. Donnez ordre que tous les hommes disponibles aux petits dépôts d’un régiment se rendent à Vérone. Mon intention est que le régiment des dragons de la Reine parte avec 600 chevaux et 1 000 hommes. Les 400 hommes à pied s'arrêteront à Augsbourg, où ils seront montés. Les trois premiers escadrons continueront leur route pour se joindre à la garde, comme je vous l'ai mandé par une lettre d'hier, de sorte que la garde sera composée de 300 hommes des gardes d'honneur, de 450 hommes des dragons et de 1 000 hommes du régiment de la Reine ; ce qui fera 1 700 hommes à cheval ; j'y joindrai un régiment allié allemand, ce qui fera une belle division de réserve de plus de 2 500 chevaux à la garde.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>Équipages militaires</i><sup><i>[^2]</i></sup><i>.</i> La 13<sup>e</sup> division ne doit avoir qu'une compagnie d'équipages militaires ; la 14<sup>e</sup> division doit avoir la 2<sup>e</sup> compagnie ; la 15<sup>e</sup> doit avoir une compagnie d'équipages italiennes ; la garde royale doit avoir aussi une compagnie italienne ; la division de cavalerie légère ne doit pas avoir d'équipages militaires, non plus que la division de réserve de dragons. Ces deux divisions doivent avoir seulement leurs forges et leurs ambulances. Il restera donc quatre compagnies d'équipages militaires françaises, quatre compagnies du bataillon italien et les six compagnies du bataillon d'équipages à bœufs italien ; ce qui fera quatorze compagnies destinées pour le parc de votre corps d'armée. Dans l'état que vous m'avez envoyé, je ne vois pas qu'il soit question d'ambulances, des caissons du corps, ni si les ambulances sont garnies.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous avez tort de porter dans cet état la division Kellermann comme composée des 10<sup>e</sup>, 11<sup>e</sup>, 12<sup>e</sup> et 13<sup>e</sup> brigades. La 3<sup>e</sup> division de cavalerie légère, que commande le général Kellermann, ne doit être composée que des 10<sup>e</sup> et 11<sup>e</sup> brigades. La 12<sup>e</sup> et la 13<sup>e</sup> brigade ne font partie d'aucune division ; elles forment les brigades de cavalerie légère attachées à votre corps d'armée. Faites faire cette rectification pour éviter tout quiproquo et pour que, si la division Kellermann avait à vous quitter, vous n'entendiez pas devoir laisser aller avec elle quatre brigades, mais seulement deux.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne vois pas dans votre état toutes les compagnies de pontonniers qui doivent suivre votre corps d'armée ; il me semble qu'il y en a cinq ou six. Je n'y vois pas non plus la force des compagnies du bataillon d'équipages militaires italien qui sont parties. Faites passer la revue de ce bataillon, afin que ce qui est au dépôt, et n'a pu partir, parle pour se réunir à la colonne de marche de Vérone.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ainsi je suppose qu'à la fin de mars 5 ou 6 000 hommes d'infanterie, un millier d'hommes de cavalerie non montés, du détachement de sapeurs, du train des équipages militaires français et italiens qui ne sont pas partis, ce qui fera une force de 7 à 8 000 hommes sous les ordres d'un bon général de brigade, pourront partir pour aller rejoindre l'armée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">À la fin d'avril, un autre convoi devra partir. J'ai fait mettre 2 à 300 conscrits de la France italienne<sup>[^3]</sup> dans chaque dépôt des régiments français qui sont en Italie ; ce qui fera 15 à 1 600 hommes que recevraient ces dépôts. Les premiers arrivés, et dans le cas de partir à la fin d'avril, partiront pour aller recruter le 4<sup>e</sup> corps. Il faudrait que chaque bataillon fournît 200 hommes, ce qui, avec les hommes sortis des hôpitaux, formerait une colonne de .. à .. hommes, auxquels on donnerait un bon commandant, et qui se mettrait en marche en conséquence d'ordres que je donnerai. Indépendamment de ces détachements, 500 conscrits français sont destinés pour chacun des 5<sup>es</sup> bataillons des régiments français ; ces 500 conscrits resteront en Italie pour la garde de la péninsule. Donnez vos instructions au général Vignolle<sup>[^4]</sup> pour qu'il entende bien ce mécanisme.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il sera nécessaire de faire charger sur les caissons qui partiront avec la colonne qui se mettra en mouvement dans le mois de mars, les effets d'habillement et de linge et chaussures que les dépôts auront à envoyer aux corps. Avec la colonne qui partira en avril, partiront également les effets que les dépôts auraient à envoyer.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ainsi donc vous devez tout disposer pour la colonne de marche de Vérone, hormis le régiment de dragons de la Reine, que vous devez mettre en marche sans délai.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Complétez votre compagnie de marins à 120 hommes, et que ce soient de bons marins. Vous avez une compagnie d'armuriers à Brescia ; il serait nécessaire de former une compagnie d'armuriers de 120 hommes et de la faire partir pour rejoindre le corps d'armée. Pourquoi la 5<sup>e</sup> compagnie du 2<sup>e</sup> bataillon de mineurs est-elle portée comme étant à Vérone ? Cette compagnie a dû partir, pour faire partie de la Grande Armée, à la suite de votre corps. Il me semble que vous avez en Italie beaucoup plus de compagnies de sapeurs, de mineurs, de pontonniers que vous ne devez en garder. Une compagnie de sapeurs italiens de plus à l'armée serait fort utile, et elle ne peut être d'aucune utilité en Italie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J'attends un état de situation, arrêté au 1<sup>er</sup> mars, du 4<sup>e</sup> corps de la Grande Armée, plus détaillé et plus exact que celui que vous m'avez envoyé.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vais vous entretenir de la situation des forces qui doivent rester en Italie pour sa défense et le maintien de la tranquillité. Il reste huit 4<sup>es</sup> bataillons italiens, quatre bataillons français du 13<sup>e</sup> régiment, ce qui fait douze bataillons ; il reste dix 5<sup>es</sup> bataillons italiens et sept 5<sup>es</sup> bataillons français, ce qui fait dix-sept bataillons, indépendamment de deux bataillons de vétérans italiens pour Mantoue, de deux bataillons du régiment sédentaire de Venise, des 4 bataillon du 4<sup>e</sup> léger italien qui est à Venise, des 3<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup> bataillons du 5<sup>e</sup> régiment de ligne italien qui sont à Venise, et du 4<sup>e</sup> bataillon du régiment dalmate qui est à Venise, et du 4<sup>e</sup> bataillon du 2<sup>e</sup> léger italien, et du 4<sup>e</sup> bataillon du 1<sup>er</sup> de ligne italien, qui sont dans le canton du Tésin ; ce qui forme six 4<sup>es</sup> bataillons qui, joints aux quatre bataillons du 13<sup>e</sup> de ligne français, font dix bataillons. Il faut tous les compléter en hommes, ce qui formera une division d'une dizaine de mille hommes d'infanterie, qu'on partagera en trois brigades, dont l'une sera à Udine, une à Vérone et l'autre à Padoue, avec huit ou dix pièces de régiment. La cavalerie qui sera attachée à cette division sera indiquée plus bas. Cette division sera à même de se porter sur Venise, sur Palmanova, sur l'Illyrie ; si elle doit marcher sur l'Illyrie, le mouvement se fera par la brigade d'Udine ; s'il faut marcher sur l'Isonzo, il se fera par la brigade de Vérone ; s'il faut marcher sur Ancône, par la brigade de Padoue.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les places importantes à garder sont : 1° Palmanova, où il faut tenir deux compagnies d'artillerie de sapeurs français ou italiens, trois 5<sup>es</sup> bataillons formant 2 000 hommes italiens ou français, de sorte qu'il y ait dans cette place, pour en faire le service ordinaire, 2 000 hommes de garnison ; j'ai statué sur ce qui est relatif à l'armement et à l'approvisionnement ; 2° Osoppo, où il faut 200 hommes et une compagnie d'artillerie ; j'ai pourvu à tout ce qui concerne l'armement et l'approvisionnement ; 3° Venise ; le régiment sédentaire de Venise, fort de deux bataillons, trois 5<sup>es</sup> bataillons français et italiens, les bataillons de marines, l'artillerie française et italienne, formeront une force de 3 000 hommes ; 4° Mantoue, où il faut les deux bataillons des vétérans italiens, trois 3<sup>es</sup> bataillons et quatre compagnies d'artillerie italienne ou française ; 5° Peschiera, où il faut un 5<sup>e</sup> bataillon et une compagnie d'artillerie ; 6° Legnago, qui a besoin d'une pareille garnison.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Par ce moyen, tout le nord de l'Italie se trouvera gardé, et, en outre, une réserve de 8 ou 10 000 hommes pourra manœuvrer entre les places.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ancône : il faut quatre 5<sup>es</sup> bataillons ; trois ou quatre compagnies d'artillerie française ou italienne, avec les canonniers gardes-côtes, feront 2 500 hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Une division de réserve destinée à la défense de la basse Italie sera formée de deux bataillons italiens, qui resteront à Ancône ; de quatre bataillons français de la réserve de Rome, qui seront placés à deux marches d'Ancône pour être à portée de secourir cette place si elle était menacée ; de deux bataillons du 112<sup>e</sup>, qui seront placés à Bologne avec une compagnie d'artillerie, lesquels seront à deux ou trois marches d'Ancône, et à portée de marcher au secours de cette place.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Cette seconde division sera donc composée de neuf bataillons. Douze pièces d'artillerie attelées seront attachées à cette division, et on lui donnera 4 ou 500 chevaux, comme il sera dit plus bas.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ainsi deux divisions actives, formant dix-neuf bataillons, seront chargées du maintien de la police en Italie, à portée de Venise et d'Ancône, et pouvant, selon les circonstances, marcher sur Livourne, sur Gênes ou sur Rome.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>Cavalerie.</i> Le 3<sup>e</sup> régiment de chasseurs italiens a sa 9<sup>e</sup> compagnie qu'il faut compléter à 250 hommes et 150 chevaux. Cette compagnie, avec celle du 1<sup>er</sup> régiment de chasseurs italiens et celle du 2<sup>e</sup> de chasseurs également complétées à 150 hommes, formeront un régiment provisoire de 600 chevaux. Le 4<sup>e</sup> escadron du régiment des dragons-Napoléon, la 9<sup>e</sup> compagnie du régiment des dragons de la Reine, de Naples, formeront un régiment provisoire de dragons qu'on portera à 600 hommes ou 150 par compagnie ; enfin le 4<sup>e</sup> régiment de chasseurs complétera ses quatre escadrons à 800 chevaux. On aura ainsi un régiment provisoire de chasseurs, 600, un régiment provisoire de dragons, 600, et le 4<sup>e</sup> régiment de chasseurs, 800, formant plus de 2 000 chevaux, que l'on attachera aux deux divisions actives. Tous les bataillons français seront au grand complet au mois d'avril. Il est nécessaire qu'à cette époque tous les bataillons italiens soient aussi au grand complet. Deux cadres de bataillon arrivent de l'armée d'Espagne : il faudra les compléter pour avoir cette force de plus.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Indépendamment de l'artillerie des régiments, il faut avoir de quoi atteler une douzaine de pièces de campagne avec un simple approvisionnement, afin que ces divisions puissent se porter sur tous les points de l'Italie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Remettez aussi cette organisation ; il faut que tous les états soient faits en règle, que vous complétiez les 4<sup>es</sup> bataillons en soldats et en officiers, et que tout cela puisse être d'un bon service.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Np</h3> [^1]: <span></span> Les escadrons et régiments <i>de marche</i> sont des agglomérations de soldats de différentes unités qui marchent ensemble pour rejoindre leurs corps d’affectation. [^2]: Équivalent de notre « Train » actuel, pour ce qui concerne le transport des vivres et du matériel. [^3]: Ce qu’on appelle les départements au-delà des Alpes, qui sont des départements français et dont les habitants sont donc des citoyens français. [^4]: Après le départ d’Eugène, Vignolle doit commander les troupes françaises laissées en Italie. [^5]: <span></span> Albert Du Casse, <i>Mémoires et correspondances politique et militaire de prince Eugène</i>, Michel Lévy frères, 1858, t. 7, p. 508. Extrait, Jacques Arnna, <i>Pages de l’épopée impériale recueillies par André de Coppet</i>, Tours, 1952, p. 190, n° 235. [C 18534]</body>