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CG12-29954.md| identifiant | CG12-29954.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1812/02/09 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Davout, commandant le 1er corps d'observation de l'Elbe et gouverneur général des villes Hanséatiques |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 29954. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Davout,
commandant le 1er corps d'observation de l'Elbe et gouverneur général
des villes Hanséatiques</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 9 février 1812</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je reçois
votre lettre du 4 février ; je ne puis qu'être mécontent de
ce que vous ayez laissé juger par une commission westphalienne ceux
qui ont versé le sang français. Il y a de la faiblesse dans cette
conduite. Il ne vous appartenait pas d'ailleurs d'aller contre la
loi. Prévenez donc le gouvernement westphalien, que désormais vous
ne pourrez pas vous dispenser de faire juger par une commission
militaire française tout Westphalien qui attenterait à nos soldats.
Ayez soin d'en écrire une circulaire à tous les généraux et tenez
la main à ce que mon décret s'exécute en Prusse, en Pologne,
partout<sup>[^1]</sup>.
Du moment que ce sera un principe général, il n'en sera plus
question ; mais si vous prenez la mauvaise habitude de
transiger, ce sera une insulte pour le pays chez lequel vous
exécuterez cette mesure. Je ne puis donc que blâmer ce que vous
avez fait. Vous ne me parlez pas de l'homme qui a tué un Français ;
est-il mis à mort ? La mesure de désarmer Brunswick était
fort bonne : pourquoi n'est-elle pas exécutée ? Pourquoi
n'avoir pas laissé le 21<sup>e</sup> régiment à Brunswick aussi
longtemps que cela était nécessaire ? Quant aux menaces
d'abandonner la ville, le remède était simple, vous l'auriez
sur-le-champ mise en état de siège. J'ai mis Magdebourg en état de
siège<sup>[^2]</sup>.
Il faut que cela soit fait sur-le-champ, afin que ce poste important
ne coure aucun danger, autrement cette place serait compromise. Je
suis fâché aussi que dans ce moment vous ayez fait un mouvement
pour soulager la Westphalie. Ce n'était pas au milieu de l'hiver et
à la veille de marcher en avant qu'il fallait déranger les
cantonnements. Pourquoi le 124<sup>e</sup> a-t-il été retiré de
Hanovre ? Il fallait l'y laisser. Il y a dans tout ceci de la
faiblesse et mes troupes sont sacrifiées à de vaines
considérations. La réclamation de M. de Saint-Marsan<sup>[^3]</sup>
ne signifie rien. Je ferai saisir les marchandises coloniales partout
où on en trouvera. Aussitôt que vous aurez tiré tout le parti
possible de Haas, envoyez-le en France dans une bonne citadelle. Si
Mahélin est coupable de corruption<sup>[^4]</sup>,
faites-le arrêter et dirigez-le également sur France.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3>
[^1]: Sur le même thème : voir n° 29951.
[^2]: Magdebourg est alors située dans le royaume de Westphalie. Le gouverneur est le général français Michaud.
[^3]: Ambassadeur à Berlin.
[^4]: Consul à Stralsund, Mahélin a été destitué au début du mois (voir n° 29909).
[^5]: Expédition, Archives nationales, 398 Mi 2 [384 AP 251-252 : fonds Suchet d’Albufera].</body> |
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