| identifiant | CG12-29913.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1812/02/05 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Dumas, conseiller d'État, directeur général des Revues et de la Conscription |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 29913. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Dumas,
conseiller d'État, directeur général des Revues et de la
Conscription</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 5 février 1812</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Les 4<sup>es</sup>
bataillons du 6<sup>e</sup> léger et du 17<sup>e</sup> id, font
partie des trois régiments provenant de l'armée de Portugal<sup>[^1]</sup>.
Actuellement ils sont en Navarre. Il est donc impossible que ces
cadres rentrent en France<sup>[^2]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Comme vous avez besoin
des 5<sup>es</sup> bataillons des 114<sup>e</sup>, 115<sup>e</sup>,
117<sup>e</sup>, 118<sup>e</sup>, 119<sup>e</sup>, 120<sup>e</sup>,
qui ont tous deux compagnies à l'île de Ré, il serait possible
d'incorporer les réfractaires que ces compagnies y ont dans le
régiment de l'île de Ré, aujourd'hui faible par la rentrée des
cadres qui ont conduit des réfractaires en Allemagne. Le régiment
de l'île de Ré a vingt-huit compagnies. Je ne suppose pas plus de
2 000 hommes actuellement d’effectif pour ces vingt-huit
compagnies. Il y a donc trop de compagnies. On pourrait y incorporer
1 800, qui sont placés dans les 2<sup>es</sup> compagnies des
5<sup>es</sup> bataillons. Alors, dans la 11<sup>e</sup> division
militaire<sup>[^3]</sup>,
outre le 31<sup>e</sup> léger, toutes leurs autres 2<sup>es</sup>
compagnies y rentreraient comme cadres nus et recevraient des
conscrits.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Des compagnies du 36<sup>e</sup>
peuvent être employées à la division de la défense de l'Elbe, ce
régiment ayant un bataillon à la Grande Armée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le 114<sup>e</sup>
reçoit 875 hommes ; il n'y a pourtant qu'une seule
compagnie à Mont-de-Marsan, deux compagnies sont à Oléron. Comment
concevoir qu'il reçoive 875 hommes même momentanément ?</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le 3<sup>e</sup>
bataillon peut être deux et trois mois sans revenir. Mais les deux
compagnies qui sont à Oléron, et qu'il faut me proposer de faire
revenir, pourront recevoir les conscrits.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense que ce
régiment a au camp de Bayonne deux compagnies ; il pourrait en
fournir une ; cette compagnie, appartenant au 4<sup>e</sup>
bataillon pourrait servir de cadre à recevoir des conscrits. Il faut
vérifier cela très soigneusement pour demain.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le 116<sup>e</sup> est
dans une position plus défavorable. Tout son 5<sup>e</sup> bataillon
est employé ; il ne peut rien recevoir avant que le cadre de
son 3<sup>e</sup> bataillon soit arrivé. Il est possible que son 4<sup>e</sup>
bataillon puisse fournir une compagnie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Au 117<sup>e</sup>
s'applique le même raisonnement qu'au 114<sup>e</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Mais les 115<sup>e</sup>,
le 118<sup>e</sup>, le 119<sup>e</sup>, le 120<sup>e</sup> ayant tous
les quatre deux compagnies à Oléron, qui rentreront d'après les
dispositions ci-dessus, on peut les compléter chacune pour la
défense des Pyrénées et leur donner une partie des hommes
qu'on donne aux quatre régiments ci-dessus.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ainsi, point
d'encombrement.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne suis pas sûr que
le 34<sup>e</sup> léger ait son 5<sup>e</sup> bataillon formé. S'il
ne l'était pas, qui donc recevrait les 1 250 hommes qu'on
lui donne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vérifier nettement.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faut s'assurer si
les trois compagnies des 5<sup>es</sup> bataillons des 121<sup>e</sup>
et 122<sup>e</sup>, à La Rochelle, sont formées ; ces cadres
n'existaient pas.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ils n'ont dû être
formés que depuis. S'ils n'étaient pas formés on serait
embarrassé.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donner plus aux 26<sup>e</sup>,
66<sup>e</sup>, 82<sup>e</sup>, parce que leurs compagnies sont de
retour d'Allemagne, et celles qui sont à Oléron pourront être
restituées ; au lieu de deux compagnies ils en auraient trois.
Ils pourraient recevoir 300 hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le 8<sup>e</sup> léger
a quatre compagnies du 5<sup>e</sup> bataillon portées pour recevoir
500 conscrits à Genève. Ces quatre compagnies sont à l'île de Ré.
Ils sont partis de Genève pour Sainte-Marguerite. Ils ont pris ou dû
prendre des réfractaires et, de là, en Illyrie. Sont-ils revenus ?
18<sup>e</sup> léger, idem ?</p><p style="margin-bottom: 0cm">16<sup>e</sup> de
ligne. Je croyais qu'il avait un bataillon de retour à Toulon, on ne
le porte pas. Ce 5<sup>e</sup> bataillon est très fort ; on lui
donne trop de conscrits : il a plus de 700 hommes
d'effectif.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Même observation pour
le 23<sup>e</sup> de ligne que pour le 8<sup>e</sup> léger. C'est le
même cas.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Me porter demain l'état
de situation du régiment de l'île de Ré avec un projet de décret
d'incorporer dans le régiment tous les soldats réfractaires qui
sont à l'île d'Oléron, dans les 26<sup>e</sup>, 66<sup>e</sup>,
82<sup>e</sup> et dans les 114<sup>e</sup>, 115<sup>e</sup>, 117<sup>e</sup>,
118<sup>e</sup>, 119<sup>e</sup>, 120<sup>e</sup> de ligne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Voilà donc quinze
compagnies restituées à leurs 5<sup>es</sup> bataillons.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Mais les 26<sup>e</sup>,
82<sup>e</sup>, 66<sup>e</sup> ont une compagnie qui a conduit des
réfractaires en Allemagne. Quand seront-ils de retour ?</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si oui, compter pour
trois compagnies au lieu d'une compagnie aux 26<sup>e</sup>, 66<sup>e</sup>,
82<sup>e</sup> de ligne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Diviser la défense des
Pyrénées en deux brigades : 1<sup>re</sup> brigade,
Perpignan ; 2<sup>e</sup> brigade, 11<sup>e</sup> division
militaire.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Celle de Perpignan va
bien.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Seulement trois
compagnies des 5<sup>e</sup>, 11<sup>e</sup>, 79<sup>e</sup> de ligne
recevront leurs conscrits à Genève, mais fussent <i>(sic)</i>
portés pour Perpignan au lieu de Toulon. Point de régiments
séparés. Les porter comme restant au dépôt, garnison de Genève
et Grenoble.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Même chose pour toutes
les compagnies des 5<sup>es</sup> bataillons déjà employées dans
une demi-brigade, parce que cette mesure ne peut être justifiée que
par nécessité ; et, étant à leurs dépôts, si on en a
besoin, on les portera où on voudra.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ainsi, s'il le faut, on
formera un bataillon de neuf compagnies des 5<sup>e</sup>, 11<sup>e</sup>,
79<sup>e</sup> de ligne, et l'envoyer à Perpignan, où chacun
joignant son régiment accroîtra la brigade. D'ailleurs, il est bon
d'avoir des forces à Genève pour le Simplon, si les circonstances
l'exigeaient.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La brigade de la 11<sup>e</sup>
division militaire sera composée des trois compagnies de chacun des
5<sup>es</sup> bataillons des sept régiments dénommés ci-dessus,
ce qui fera 3 000. Mais on leur donnera beaucoup de conscrits
parce que les 5<sup>es</sup> bataillons, à l'arrivée des 3<sup>es</sup>
bataillons, verseront dans ces 3<sup>es</sup>, et l'on aura sept
bataillons formant 5 000 à 6 000 hommes. On n'aura
donc rien à craindre. Les cadres de trois compagnies peuvent
desservir et dresser 600 à 700 hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Bien s'assurer si le
121<sup>e</sup> et le 122<sup>e</sup> sont formés. Avoir les
procès-verbaux de formation des 5<sup>es</sup> bataillons.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Sa Majesté veut avoir
s'il y a eu, cet été, un décret qui ordonne a des compagnies des
5<sup>es</sup> bataillons de plusieurs régiments, et entre autres
des 121<sup>e</sup>, 122<sup>e</sup>, 32<sup>e</sup>, 58<sup>e</sup>,
44<sup>e</sup>, etc., d'être incorporées dans les régiments en
Espagne pour ne pas faire revenir les cadres. J'ai ordonné, etc.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Commandée par Marmont.
[^2]: Cette lettre est un commentaire presque point par point de tableaux d’effectifs transmis à l’empereur par la direction générale.
[^3]: Chef-lieu : Bordeaux.
[^4]: <span></span> Ernest Picard, Louis Tuetey, <font size="2" style="font-size: 10pt"><i>Correspondance
inédite de Napoléon I</i></font><sup><font size="2" style="font-size: 10pt"><i>er</i></font></sup><font size="2" style="font-size: 10pt"><i>,
conservée aux archives de la Guerre</i></font><font size="2" style="font-size: 10pt">,
Charles-Lavauzelle, 1912-1925, t. 5, p. 118, n° 6741.</font></body> |
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