| identifiant | CG1-1820.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/07/26 00:00 |
| titre | Napoléon au général Joubert |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1820. - </b>Au général Joubert</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Milan, 8 thermidor an V [26 juillet 1797]</h2><p><br/> </p><p>Dans la position des négociations avec les Autrichiens, ce serait un très mauvais effet de faire juger par un conseil militaire des gens accusés d’avoir eu quelque intelligence avec eux ; je préfère que vous fassiez passer à Mantoue les trois hommes que vous avez arrêtés, où le général Miollis les tiendra en arrestation jusqu’à nouvel ordre.</p><p>Quant aux sept communes[^1], je ne suis point du tout content de ce que le général Belliard, après y avoir été, s’en est retourné aussi promptement : la raison des subsistances n’en peut pas être une ; nous avons bien vécu sur le sommet des Alpes. On pouvait donc laisser dans ces villages, pendant quelques jours, des troupes pour les contenir et les plier.</p><p>Prenez toutes les mesures nécessaires pour faire désarmer toutes les sept communes ; faites brûler les maisons des quatre principaux chefs, entre autres celle de ce prêtre dont vous me parlez ; prenez vingt-cinq otages parmi ceux qui ont le plus de crédit, et faites-les conduire à Mantoue ; mettez dans le gouvernement les patriotes qu’ils ont chassés.</p><p>Après que tout cela sera fait, exigez de l’évêque de Vicence qu’il envoie des missionnaires dans ce pays-là pour leur prêcher tranquillité, obéissance, sous peine de l’enfer. À cet effet, faites venir chez vous les missionnaires, en donnant à chacun quinze louis pour leurs frais de route, en disant qu’au retour vous leur en donnerez autant.</p><p>Faites en sorte qu’il ne reste des armes dans aucune ville du Vicentin, pas même à Vicence. Vous savez que, dans l’ordre général du désarmement, il avait été dit que vous enverriez toutes les armes à Porto Legnago.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Ces communes se sont révoltées contre les Français et les nouvelles autorités qu’ils ont mises en place. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2040, d’après la Collection Napoléon.</body> |