CG1-1819.md

identifiantCG1-1819.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/07/28 00:00
titreNapoléon aux plénipotentiaires autrichiens
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1819. - </b>Aux plénipotentiaires autrichiens</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="en-GB" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Udine, 10 thermidor an V [28 juillet 1797]</h2><p lang="en-GB"><br/> </p><p>Les citoyens plénipotentiaires de la République française ont pris en considération la note relative à la tenue de deux congrès, datée d’Udine le 18 juillet 1797, qui a été remise par Leurs Excellences MM. les plénipotentiaires de Sa Majesté Impériale et Royale, et se sont rappelé les diverses demandes et allégations relatives à son contenu. Après s’être référés à leur note du 3 messidor, et particulièrement pour ce qui a rapport à la demande faite par Leurs Excellences MM. les plénipotentiaires autrichiens eux-mêmes, tant à Leoben qu’à Gratz, de traiter de la paix définitive et séparée de Sa Majesté Impériale et Royale dans une ville d’Italie, les soussignés pensent que la convention signée à Mombello, le 5 prairial dernier, a tout prévu, et ils ont l’honneur de déclarer à Leurs Excellences MM. les plénipotentiaires autrichiens qu’ils s’en rapportent entièrement à son contenu.</p><p>Les soussignés sont d’autant plus portés à insister à cet égard, qu’ils ne peuvent voir sans surprise, et sans éprouver un sentiment pénible, reproduire à l’époque actuelle une question déjà décidée depuis deux mois ; et ils avouent avec franchise que cette conduite tend à les confirmer dans la persuasion que la cour de Vienne ne cherche que des prétextes pour traîner la négociation en longueur et gagner du temps.</p><p>Le meilleur moyen de prouver qu’on veut la paix, c’est de la conclure sur-le-champ, ainsi que les soussignés n’ont cessé de l’offrir et l’offrent encore, et sans sacrifier les intérêts des deux puissances à des considérations étrangères.</p><p>Les soussignés assurent Leurs Excellences MM. les plénipotentiaires de Sa Majesté Impériale de leur parfaite considération.[^1]</p><p><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><h3>Clarke</h3><p style=""><br/> </p> [^1]: Copie d’expédition certifiée par Clarke, Archives du ministère des Affaires étrangères, C. P., Vienne, vol. 367, fol. 388.</body>