CG12-29628.md

identifiantCG12-29628.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1812/01/02 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de l'armée d'Espagne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG12</i> - 29628. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Berthier, major général de l'armée d'Espagne</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 2 janvier 1812</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je désirerais que vous me fissiez un rapport, destiné à être imprimé, dans lequel vous me ferez connaître ce qui résulte de la correspondance sur l'affaire du général Girard<sup>[^1]</sup>. Il paraît que le général Briche<sup>[^2]</sup> était posté du côté par où venait l'ennemi, et qu'il a été parfaitement surpris, n'étant pas bivouaqué, mais couché dans une bonne maison, et les chevaux de ses hussards dessellés. Je vous dicterai ce rapport<sup>[^3]</sup>. Mon but est de frapper l'esprit des colonels et généraux de troupes légères, et de rappeler, en principe, qu'un colonel de chasseurs ou de hussards qui, au lieu de passer la nuit au bivouac et en correspondance continuelle avec ses grand'gardes, se couche, mérite la mort.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je crois que le maréchal Mortier<sup>[^4]</sup> a des renseignements là-dessus.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Comme en cela je n'ai pas en vue l'affaire du général Briche, mais de remonter l'esprit de la cavalerie légère, il faut que ce rapport soit bien frappé.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: Le 28 octobre 1811, Girard a été surpris et défait par les Anglais à Arroyo de Molinos, en Estrémadure. Il a été rappelé en France le 31 décembre. Le 21 janvier, il lui sera précisé de se présenter à Paris. Il sera nommé alors à Sedan pour organiser une division polonaise. [^2]: Il sera mis en disponibilité le 16 janvier 1812 avant de retrouver un emploi dans la garde nationale, en octobre. [^3]: Ce rapport n’a pas été retrouvé. [^4]: Mortier a pourtant quitté l’Espagne depuis le mois de mai 1811. [^5]: Expédition, S.H.D., département de l’Armée de Terre, 17 C 315. [C 18411]</body>