CG11-29541.md

identifiantCG11-29541.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/12/30 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, commandant le corps d’observation de l’Elbe et gouverneur général des villes Hanséatiques
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 29541. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Davout, commandant le corps d’observation de l’Elbe et gouverneur général des villes Hanséatiques</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 30 décembre 1811</h2><p>Mon cousin, vous recevrez un décret que je viens de prendre pour mettre entièrement à ma solde les 3 régiments d’infanterie et le régiment de cavalerie polonais qui sont à Dantzig : cela met fin à tout.</p><p>Donnez ordre que les 400 chevaux que j’accorde par mon décret au 9<sup>e</sup> polonais soient achetés sans délai dans le duché de Varsovie, afin que ce régiment ait ses 1 000 chevaux. Donnez ordre également que ce régiment ait, comme nos régiments de lanciers, un certain nombre de carabines.</p><p>Prenez des mesures pour que les 5<sup>e</sup>, 10<sup>e</sup> et 11<sup>e</sup> polonais aient chacun 3 000 hommes ; ce qui fera 9 000 hommes pour les trois régiments.</p><p>La compagnie d’artillerie française qui est à Dantzig ne fera plus partie de la 7<sup>e</sup> division, puisqu’il y a une compagnie d’artillerie légère polonaise. J’ai besoin de cette compagnie, puisque l’augmentation d’une 5<sup>e</sup> division dans les cuirassiers nécessite l’emploi de douze pièces d’artillerie de plus. J’ai donné le commandement de la 5<sup>e</sup> division au général Valence, sénateur. Le 11<sup>e</sup> régiment de cuirassiers a reçu l’ordre de se mettre en marche ; je vous recommande de compléter ses chevaux.</p><p>Vous aurez ainsi trois divisions de cuirassiers, chaque division de 3 régiments, chaque régiment présentant 900 hommes en bataille ; ce qui fait 2 700 chevaux par division. À chaque division doit être attaché un régiment de chevau-légers de trois escadrons. Le 1<sup>er</sup> escadron partira au 15 janvier pour se rendre en Allemagne ; les 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> escadrons suivront à quinze jours de distance. Ainsi chaque division de cuirassiers sera de 3 400 ou 3 500 chevaux. Chaque division aura deux batteries d’artillerie à cheval ou 12 pièces.</p><p>J’ai jugé convenable de partager toute la Grande Armée en 15 divisions d’infanterie, toutes à peu près égales aux vôtres ; la 7<sup>e</sup> en fait cependant partie. Les neuf premières divisions sont sous vos ordres ; les 10<sup>e</sup>, 11<sup>e</sup> et 12<sup>e</sup> divisions sont au camp de Boulogne ; les 13<sup>e</sup>, 14<sup>e</sup> et 15<sup>e</sup> se réunissent à Bolzano, en Italie.</p><p>La Garde est composée de 4 divisions ; ce qui fait 19 divisions françaises.</p><p>La cavalerie légère est partagée en 14 brigades. Cinq brigades sont sous vos ordres, y compris celle du général Castex ; il y en a trois en Italie, et six sur le Rhin. Les généraux de brigade sont nommés et passent des revues pour vérifier les remontes et organiser les régiments. Six généraux de division seront attachés à ces 14 brigades.</p><p>La réserve de la cavalerie est composée de six divisions, dont 5 de cuirassiers et une de dragons. Chaque division a 12 pièces d’artillerie légère.</p><p>Un équipage de siège est organisé à Dantzig et un à Magdebourg. Trois équipages de pont sont organisés à Dantzig ; ces équipages emploient 400 voitures et 2 000 chevaux.</p><p>Les Bavarois, les Wurtembergeois, les Saxons, les Polonais, ne sont pas compris dans cette organisation.</p><p>Tous calculs faits, j’espère avoir au mois de mars plus de 200 000 hommes d’infanterie, 45 000 hommes de cavalerie, huit cents pièces de canon attelées par plus de 20 000 chevaux, et 1 500 voitures de transports militaires. L’armée française se montera à près de 300 000 hommes. Vous voyez que je n’ai jamais fait de plus grands préparatifs.</p><p>Nous manquons de chevaux de cavalerie en France ; il faut en lever de votre côté le plus que vous pourrez ; on m’assure qu’il y en a une assez grande quantité dans le Jutland et dans le Holstein.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: <span></span> Expédition, Archives nationales, 398 Mi 2 [384 AP 251-252 : fonds Suchet d’Albufera]. [<i>C</i> 18400]</body>