CG1-1810.md

identifiantCG1-1810.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/07/23 00:00
titreNapoléon au général Clarke
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1810. - </b>Au général Clarke</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Milan, 5 thermidor an V [23 juillet 1797]</h2><p><br/> </p><p>Je partais lorsque j’ai reçu votre courrier. Gallo et Baptiste n’étant plus à Udine[^1] et Merveldt n’ayant aucun pouvoir, et leur note caractérisant à chaque pas leur mauvaise foi, je ne vois aucune utilité dans mon voyage à Udine ; tandis que le nouveau Gouvernement de ce pays-ci, les affaires du Piémont, celles des Grisons, rendent ma présence à Milan plus utile.</p><p>Vous trouverez ci-joint copie de la lettre que j’écris au Directoire exécutif[^2].</p><p>Je suis d’opinion que nous n’avons rien à répondre à une lettre qui n’a point de bon sens[^3]. La seule réponse serait de prévenir S. M. l’Empereur que si, le 18 août, les négociations ne sont pas terminées, nous regarderons les préliminaires comme nuls. Mais, dans la position actuelle de la République, je ne pense pas que ni vous ni moi nous puissions faire cette démarche[^4].</p><p>J’ai ordonné de jeter un pont sur l’Isonzo et de faire des têtes de pont. Je fais marcher une légion cisalpine à Palma Nova et j’augmente de 3 000 hommes la division du général Victor.</p><p>Si la République se trouvait dans une situation ordinaire, et que les négociations de Lille[^5] ne nous faisaient pas un devoir impérieux de ne rien prendre sur nous, je vous avoue qu’à la réception de votre lettre j’eus mis en marche toutes mes divisions, et que, sous quinze jours, j’eusse été sous Vienne. Mais, dans les circonstances actuelles, c’est au Gouvernement seul à prendre le parti que sa sagesse et la situation des choses peuvent lui prescrire.</p><p>Je désirerais que vous demandassiez un passeport pour votre secrétaire de légation, et que vous le fissiez passer à Vienne : il pourrait être chargé d’une lettre pour M. de Gallo ; il pourrait voir M. de Thugut, et revenir avec des renseignements plus certains sur la marche des affaires dans ce pays-là. Vous ne manqueriez pas de lui recommander de tenir note de tout ce qu’il verrait en route, soit de troupes, soit de nouveaux ouvrages de campagne.</p><p>Je fais partir mon aide de camp Marmont pour Vienne ; il passera par le Tyrol, et, par ce moyen, il n’aura pas besoin de passeport de M. de Merveldt. Le but de sa mission sera de connaître les espèces d’ouvrages que l’on fait à Vienne, la situation militaire des esprits, le véritable état de leurs troupes etc.</p><p>N’oubliez rien pour que M. de Merveldt vous accorde le passeport pour votre secrétaire[^6].</p><p>Dès l’instant que quelque plénipotentiaire arrivera avec des pleins pouvoirs et un envie désir sincère de commencer les négociations, je me transporterai rapidement à Udine.[^7]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p><i>P.S. Je ne suis pas encore entièrement décidée de faire partir Marmont. Je me déciderai demain, dans tous les cas, il ne faut rien dire.</i></p><h3><i>Bp.</i></h3> [^1]: Gallo a été rappelé à Vienne, emmenant avec lui son secrétaire Baptiste. [^2]: Ci-dessous, n° 1810. [^3]: Les Autrichiens demandent la réunion d’un congrès général qui remplacerait les négociations bilatérales avec la France qui devaient avoir lieu à Udine. [^4]: Clarke a suggéré d’envoyer sans attendre un ultimatum à l’Autriche. [^5]: Avec l’Angleterre. [^6]: Perret, secrétaire de Clarke, prendra en effet la route de Vienne. [^7]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, acquisitions extraordinaires, octobre 2004 (copie, S.H.D., Guerre, 17 C 329).</body>
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