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CG11-29279.md| identifiant | CG11-29279.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1811/12/06 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Berthier, major général de l’armée d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 29279. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Berthier, major
général de l’armée d’Espagne</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 6 décembre
1811</h2><p>Mon cousin, je vous
renvoie la correspondance d’Espagne ; faites le relevé des
distinctions et récompenses demandées, mon intention étant de les
accorder.</p><p>Écrivez au duc de
Raguse[^1]
que, dans le cas où les mouvements de l’ennemi le forceraient à
marcher vers le nord, il aurait le commandement sur le général
Dorsenne[^2] ;
mais la grande affaire dans ce moment, c’est la prise de Valence.</p><p>Témoignez au duc de
Dalmatie[^3]
mon mécontentement sur la marche de flanc que le général Girard a
faite devant l’ennemi, marche de trois journées et d’autant plus
mal combinée que l’ennemi avait toujours la faculté de le
couper ; il fallait l’appuyer par un fort détachement. Il est
malheureux qu’avec une armée de 80 000 hommes on n’ait
pas fait les dispositions que commandait la prudence pour éviter de
recevoir un affront par un petit corps de 6 000 Anglais.
Dites-lui que je reste dans mon opinion, que toutes les fois qu’on
livre une bataille, surtout aux Anglais, il ne faut pas se diviser,
il faut réunir ses forces, présenter des masses importantes :
toutes les troupes qu’on laisse en arrière courent le risque
d’être battues en détail ou forcées d’abandonner les postes.
Réitérez-lui l’ordre d’approvisionner Badajoz pour un an. Si la
prise de l’île de Léon est considérée comme impossible, il faut
agir vigoureusement sur Murcie, afin de soulager l’armée de
Valence. Dites-lui que j’ai pris un décret relatif à la course.
Je n’entends pas la faire à mes dépens ; cela me jetterait
dans des frais immenses et ridicules. Écrivez-lui qu’il peut
organiser son armée comme il le jugera convenable en six ou sept
divisions, en conservant toutefois les généraux, chacun suivant son
grade et son rang.</p><p>J’accorde au duc
de Bellune[^4]
la permission de rentrer en France ; mais, comme il pourrait
arriver que le duc de Bellune soit engagé dans quelque opération où
sa présence serait encore nécessaire, vous adresserez cette
permission au duc de Dalmatie, qui la remettra au duc de Bellune en
temps opportun.</p><p>Le duc de Dalmatie a
la plus belle armée du monde, et cependant il ne tient en échec ni
le général Hill, ni l’armée de Murcie, qui tout entière a
marché au secours de Valence.</p><p>Vous rendrez compte
au ministre du Trésor[^5]
des 500 000 francs qui se sont trouvés de moins dans le
convoi que le général Avice a conduit à l’armée du Midi.[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3>
[^1]: Marmont, commandant en chef de l’armée du Portugal.
[^2]: Commandant en chef de l’armée du Nord.
[^3]: Soult, commandant en chef de l’armée du Midi.
[^4]: Victor, commandant un corps d’armée en Espagne.
[^5]: Mollien.
[^6]: <span></span> Expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 314. [<i>C</i> 18312]</body> |
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