| identifiant | CG1-1790.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/07/17 00:00 |
| titre | Napoléon au général Clarke |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1790. - </b>Au général Clarke</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Milan, 29 messidor an V [17 juillet 1797]</h2><p><br/> </p><p>Il est difficile, je crois, de mettre en doute aujourd’hui que l’Empereur veut gagner du temps. Quel en est le motif ? Il est difficile de l’imaginer, à moins que de le voir dans les journaux royalistes, le club de Clichy et la rentrée des émigrés. Je l’ai dit positivement au Gouvernement ; il me semble qu’il est aisé de fermer le club de Clichy, de briser trois ou quatre presses et de faire arrêter une douzaine d’émigrés ; cela seul pourrait nous assurer la paix.</p><p>Croyant que je devais partir pour Udine, j’étais revenu à Milan, où il fait une chaleur affreuse. Je suis bien fâché d’avoir quitté actuellement Mombello.</p><p>Si M. Baptiste[^1] n’est pas arrivé lorsque vous recevrez ce courrier, je suis d’avis que vous pressiez ces messieurs les plénipotentiaires par une lettre courte et ferme ; que vous leur déclariez qu’il est notoire qu’on nous joue, que Sa Majesté rompt les préliminaires, et qu’elle sera responsable, aux yeux de l’Europe, des suites funestes qu’aura pour l’humanité la guerre cruelle qui va recommencer.</p><p>Il paraît que les négociations de Lille sont commencées.[^2]</p><p>Si jamais il était possible de conclure la paix avec l’Angleterre, il faudrait que l’Empereur se souvînt de sa mauvaise foi.</p><p>Les choses vont parfaitement ici et à Gênes.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Secrétaire du marquis de Gallo envoyé à Vienne chercher des pouvoirs pour son maître et qui en est déjà revenu les mains vides. [^2]: Depuis le 13 juin, des négociations sont en cours avec l’Angleterre. En réalité, les représentants du Directoire n’y ont guère de pouvoirs de négociation pas plus d’ailleurs que les plénipotentiaires anglais. Il s’agit autant pour le Directoire de gagner du temps afin de calmer les ardeurs des « pacifistes », qui seront écartés en Fructidor, que de signer la paix. [^3]: Copie, S.H.D., Guerre, 17 C 329.</body> |