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CG11-29217.md| identifiant | CG11-29217.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1811/11/30 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Berthier, major général de l’armée d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 29217. - </b><span style="font-variant: normal">Au
maréchal Berthier, major général de l’armée d’Espagne</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 30 novembre 1811</h2><p>Comme major général
de la Grande Armée, vous devez une relation de tous les événements
des campagnes d’Ulm, d’Austerlitz, d’Iéna, de Friedland et de
celles d’Eckmühl et de Wagram ; vous n’avez cependant fait
aucune relation. Il est nécessaire que vous vous occupiez sans
relâche de ce devoir, et que vous y employiez quatre ou cinq heures
par jour ; sans quoi, il ne restera rien de ces campagnes.</p><p>Les bulletins faits
à la hâte sont insignifiants, et aucune pièce ne s’y trouve. Il
faudrait d’abord faire imprimer une collection de ces bulletins, en
les retouchant, en faisant disparaître les choses qui ont été
reconnues fausses, en corrigeant quelques fautes de style, et en
mettant à la suite les pièces d’état-major, telles qu’états
des prisonniers, des drapeaux, des canons, des officiers généraux,
colonels, lieutenants-colonels qui ont été pris, les journaux de
siège, les capitulations en règle, les noms des régiments qui
se trouvaient à chaque affaire. Cela serait promptement fait, et ce
serait déjà une première chose ; ce qui ne vous dispenserait
pas d’un ouvrage plus sérieux, qu’il est de votre devoir de
faire sans délai, et qui serait indépendant des relations
particulières dont vous vous occupez à présent. Cette relation
serait faite sans cartes ni plans ; ce serait un journal
d’état-major où l’on pourrait puiser. Au moins, avec ces deux
recueils, il restera quelque chose. On mettra, jour par jour, le lieu
où se trouvait chaque corps et ce qu’il a fait. Vous avez les
rapports de chaque maréchal ; il y a beaucoup d’affaires
particulières où je ne me trouvais pas. Vous mettrez en ordre ces
relations, en faisant demander celles qui pourraient être restées
dans mes bureaux, et l’on verra si l’on peut imprimer cela.[^1]</p>
[^1]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 895, novembre 1811, n° 255. [<i>C</i> 18297]</body> |
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