CG1-1779.md

identifiantCG1-1779.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/07/12 00:00
titreNapoléon à Delacroix, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1779. - </b>À Delacroix, ministre des Relations extérieures</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Milan, 24 messidor an V [12 juillet 1797]</h2><p><br/> </p><p>M. Rivarola[^1], citoyen ministre, a été rappelé depuis longtemps par le Gouvernement provisoire de Gênes ; mais il refuse d’obéir. Le Gouvernement désirerait donc que vous lui donnassiez l’ordre de quitter Paris.</p><p>M. Spinola[^2] a été également rappelé[^3] ; cependant, parmi les Génois patriotes, il jouit de quelque considération ; l’on ne concevrait pas comment il serait possible qu’il se fût mal conduit à Paris.</p><p>M. Bonardi[^4] doit avoir reçu des lettres de créance de son Gouvernement.</p><p>Le citoyen San Fermo, envoyé par la République de Venise à Paris, doit, à l’heure qu’il est, être arrivé. Cet homme a de tout temps été dans la diplomatie de la République de Venise ; la confiance que vous devez avoir en lui ne doit donc pas être sans bornes[^5]. Je crois qu’avant de donner audience à ce ministre il faut voir comment vont prendre les négociations d’Udine.[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Rivarola, ambassadeur de la République de Gênes à Paris qui, malgré son rappel par les autorités mises en place par Bonaparte, ne rentre pas dans son pays. [^2]: Augustin Spinola, seigneur d’Arquata, en Italie. [^3]: De Londres. [^4]: Bonardi, premier ambassadeur de la République ligurienne à Paris. [^5]: Au moment de l’invasion de Venise, San Fermo (ou Sanfermo) avait été demandé comme otage par l’armée française qui le soupçonnait d’encourager l’opposition. [^6]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France, vol. 1769, fol. 100.</body>