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CG11-29015.md| identifiant | CG11-29015.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1811/11/05 00:00 |
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| titre | Napoléon à Maret, ministre des Relations extérieures |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 29015. - </b><span style="font-variant: normal">À
Maret, ministre des Relations extérieures</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Düsseldorf, 5 novembre 1811</h2><p>Monsieur le duc de
Bassano, je vous renvoie votre portefeuille d’aujourd’hui. Les
rapports de Colberg<sup>[^1]</sup>
prouvent combien le comte de Saint-Marsan<sup>[^2]</sup>
a été dupe, et combien il est nécessaire d’avoir à Berlin
quelqu’un. Que ce ministre réussisse ou non dans la négociation
dont il est chargé, il est important de le rappeler aussitôt
qu’elle sera terminée. Ce ministre ne peut pas rester là plus
longtemps. C’est un militaire qu’il faut envoyer. Prenez des
renseignements, et faites-moi un rapport à mon arrivée à
Saint-Cloud.</p><p>Je vois avec peine
qu’il n’y ait point de consuls à Colberg ni à Memel[^3].
Il faut avoir dans ces deux points importants non seulement des
consuls, mais aussi des chanceliers, qui écrivent tous les jours et
instruisent de tout ce qui se passe.</p><p>Il faut rappeler le
consul que j’ai à Pétersbourg[^4],
qui ne me sert à rien, et en envoyer un autre.</p><p>Vous exprimerez mon
mécontentement à M. de Krusemark<sup>[^5]</sup>
de ce que le sieur Lefebvre<sup>[^6]</sup>,
étant secrétaire de légation, n’a pu aller nulle part sans être
accompagné ; que les officiers français et les agents français
qui sont accrédités doivent pouvoir aller partout où le peuple
peut aller. Vous lui ferez connaître la substance de ce que nous
connaissons sur la Prusse, sur la réunion des troupes à Colberg,
sur la manière de transporter les canons, etc. Vous ajouterez que
cette politique est fausse et misérable et capable d’ôter à la
Prusse toute considération ; que c’est l’ancien système
remis en usage ; que la Prusse, en voulant le suivre, se perdra,
et se perdra sans inspirer d’estime ; tandis qu’en s’alliant
franchement avec la Russie, ou avec toute autre puissance qu’elle
suppose devoir faire la guerre à la France, si elle devait succomber
ce serait au moins avec honneur ; que si, après le traité que
négocie le comte Saint-Marsan, on continue la même conduite et à
mettre en contradiction les paroles avec les faits, le traité ne
signifiera rien, et la Prusse sera sans système. La légation en
Prusse demande à être vigoureusement organisée.</p><p>Envoyez au colonel
d’Albe<sup>[^7]</sup>,
chef de mon bureau topographique, un extrait du rapport du secrétaire
de légation envoyé à Colberg, avec la note de tout ce qui s’est
fait dans cette place.[^8]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3>
[^1]: Voir CG11-28649, et CG11-29007.
[^2]: Ambassadeur à Berlin.
[^3]: Il y a à Memel un vice-consulat, tenu par Framery d’Ambreuq. Le vice-consulat de Colberg sera pourvu, en la personne de Dupré-fils, en décembre 1811.
[^4]: Jean-Baptiste Barthélémy de Lesseps. Il restera en poste jusqu’à la guerre de 1812.
[^5]: Ambassadeur prussien à Paris.
[^6]: <span></span> Pierre-<font size="2" style="font-size: 10pt">Édouard</font><font size="2" style="font-size: 10pt">
Lefebvre.</font>
[^7]: Bacler d’Albe.
[^8]: <span></span> Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D, France, vol. 1789, fol. 119. [<i>C</i> 18241]</body> |
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