CG11-28985.md

identifiantCG11-28985.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/11/01 00:00
titreNapoléon à Montalivet, ministre de l’Intérieur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28985. - </b><span style="font-variant: normal">À Montalivet, ministre de l’Intérieur</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Wesel, 1<sup>er</sup> novembre 1811</h2><p>Je vous envoie une lettre du préfet de la Roër<sup>[^1]</sup>, qui demande l’exportation des blés et qui prétend qu’il y en a dans ce département deux millions d’hectolitres en sus des besoins de la consommation. Je pense qu’en effet on peut y acheter 200 000 quintaux métriques pour Paris.</p><p>Je vous envoie un mémoire que je vous prie de lire au conseil des subsistances pour qu’il se pénètre de son objet. La liberté du commerce des blés est de principe. Une gêne momentanée des moutures est sans inconvénient. Il ne vous échappera pas qu’il en résultera plusieurs avantages : on sera obligé d’envoyer des grains et non des farines à Nantes ; ce qui influera de plusieurs francs sur le prix des farines à Paris. Monsieur Maret<sup>[^2]</sup> ne paraît pas avoir considéré les choses sous ce point de vue. Si on juge nécessaire de porter le pain à 15 sous, ce qui ne m’étonnerait pas, il importe de prendre les mesures indiquées dans mon mémoire, afin de lutter contre le renchérissement de la farine. Il faut aussi qu’il y ait sur la place un pain de beaucoup moindre valeur. En l’an X, j’en fis faire qui était assez beau et qui coûtait beaucoup moins. Il faut même en faire faire qui approche du pain de munition. J’ai accordé un fonds de 2 millions pour les achats ; on y trouvera une ressource suffisante pour les primes ; d’ailleurs, quand vous me rendrez compte de vos besoins, je mettrai de nouveaux fonds à votre disposition.[^3]</p> [^1]: Ladoucette. [^2]: Jean-Philibert Maret, directeur général des vivres de la guerre. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 895, novembre 1811, n° 19.</body>