CG11-28967.md

identifiantCG11-28967.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/11/01 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28967. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Clarke, ministre de la Guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Wesel, 1<sup>er</sup> novembre 1811</h2><p>L’écluse qui sépare le lac de Haarlem du Zuiderzee est nécessaire à occuper. Il y a un ouvrage en terre qu’il faut perfectionner et tenir en bon état ; mais je pense que sur l’écluse il faudrait un corps de garde casematé, pour 100 hommes, qui mette à l’abri de toute surprise ce poste important, de sorte que cet ouvrage obligeât l’ennemi, venant du Helder ou de tout autre point, à doubler le lac de Haarlem et à faire douze lieues, c’est-à-dire six lieues pour venir à Haarlem et six lieues pour revenir ensuite sur Amsterdam. C’est donc obtenir un grand avantage à peu de frais. Faites faire le projet de l’amélioration à faire à cet ouvrage en terre et de cette casemate, parce que je veux les faire exécuter la campagne prochaine.</p><p>En améliorant l’ouvrage en terre, on ne doit pas perdre de vue qu’il doit me servir de poste avancé contre Amsterdam en cas de mouvement populaire.</p><p>Je vous ai fait connaître le parti que je voulais tirer des inondations dont la gauche s’appuie à Naarden et la droite à Gorcum ; que je voulais que cette ligne fût étudiée ; que des corps de garde en maçonnerie fussent placés sur les digues pour protéger les batteries, de manière à avoir là une ligne qui appuyât celle du Rhin et la mît à l’abri de toute surprise, supposant la ligne de l’Yssel forcée. Ce projet doit être étudié. Chargez le directeur actuel, le général Krayenhoff<sup>[^1]</sup> et l’ingénieur hollandais Blanken<sup>[^2]</sup> de faire un projet là-dessus, qui me sera présenté aux conseils de décembre.</p><p>On me présentera aussi le travail sur les inondations d’Amsterdam, dont la gauche s’appuie à Muiden et la droite au lac de Haarlem, et sur le nombre de corps de garde retranchés qu’il faudrait pour garder cette ligne.</p><p>En supposant une expédition des Anglais au Helder tandis que l’armée serait occupée, et qu’ils voulussent tenter un coup de main sur Amsterdam sans prendre le Helder et sans qu’ils fussent maîtres de cette clef de la Hollande, il faudrait d’abord les empêcher de venir sur Amsterdam. L’occupation de l’écluse entre le lac de Haarlem et le Zuiderzee, les chaloupes canonnières envoyées dans le lac de Haarlem et dans le Pampus, les places de Naarden et de Helvoetsluis, et enfin une trentaine de corps de garde retranchés, pour 50 hommes, sur les digues, servant de réduits à des batteries, pourraient conserver pendant quelques semaines la possession d’Amsterdam ; ce qui ne serait pas à dédaigner dans de certaines circonstances. Toutefois il faut en faire le projet et le rendre l’objet d’une discussion ; il faut que le plan en soit tracé, que le devis soit fait et les teintes des inondations bien lavées. Dans ce cas, je ferais construire les corps de garde, mais on placerait toute l’artillerie dans la place de Naarden ; ce serait l’affaire de peu de jours pour la placer en batterie.[^3]</p> [^1]: Inspecteur général du génie le 11 novembre 1810. [^2]: Inspecteur général du Waterstaat et inspecteur général des Ponts et Chaussées. [^3]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 895, novembre 1811, n° 12. [<i>C</i> 18223]</body>