CG11-28950.md

identifiantCG11-28950.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/10/30 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28950. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Clarke, ministre de la Guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nimègue, 30 octobre 1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, les pièces de 3 des régiments sont attelées de 4 chevaux et c’est trop pour ces pièces ; ce qui a le double inconvénient d’employer trop d’efforts en raison de la charge et de rendre plus difficile le service dans les intervalles des bataillons. Je désire donc savoir s’il y aurait de l’inconvénient à ne donner que 2 chevaux à ces pièces.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tous les caissons d’artillerie des corps ont 4 chevaux ; ce qui présente le même inconvénient. Ne serait-il pas possible d’avoir des caissons plus légers, comme en ont les Autrichiens et qu’on attelleraient qu’avec 2 chevaux ? Ce caisson et l’avant-train donneraient suffisamment de munitions. Les corps pourraient avoir alors 2 caissons, et les 2 caissons resteraient avec le parc de la division ou avec les gros caissons du régiment ; cela aurait toute espèce d’avantages. J’ai trouvé l’artillerie actuelle des régiments avec 6 gros caissons attelés de 4 chevaux, trop embarrassante. Je voudrais donc pour une pièce de 3-2 chevaux, pour 2 caissons 4 chevaux ; ce qui ferait 6 chevaux au lieu de 12.</p><p style="margin-bottom: 0cm">On pourrait mettre 2 chevaux haut le pied pour être attelés aux caissons ; mais pour cela il faudrait des caissons plus légers, et que tous les régiments n’eussent que des pièces de 3 et plus de pièces de 6.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’attendrai le rapport que vous me ferez faire là-dessus par le comité d’artillerie. Il pourrait y avoir de l’avantage pour les manœuvres et beaucoup d’économie ; car, par exemple, les quatre pièces des régiments du corps d’observation de l’Elbe emploient 16 chevaux. Ils n’en emploieraient plus que 8, avec les 8 restant on pourrait avoir 2 pièces et 2 caissons.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 325. Extrait [catalogue de vente], Gros &amp; Dellettrez,<i> Autographes et manuscrits, </i>Drouot, 13 novembre 2008, p. 28, n° 151.</body>