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CG11-28908.md| identifiant | CG11-28908.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1811/10/23 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28908. - </b><span style="font-variant: normal">À
Eugène, vice-roi d’Italie</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Amsterdam, 23 octobre
1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, je reçois
votre lettre du 11 octobre. J’attache comme vous la plus grande
importance à ce que le <i>Rivoli</i>, le <i>Mont Saint-Bernard</i>
et le <i>Regeneratore</i>, accompagnés de la <i>Princesse de
Bologne</i>, de deux bricks et de toutes les canonnières que vous
pourrez trouver à Venise, se rendent à Malamocco[^1].
Qu’on profite de l’été de la Saint-Martin et d’un temps
convenable pour faire passer le <i>Rivoli</i>, accompagné de la
<i>Princesse de Bologne</i> et des deux bricks. En commençant à
huit heures du matin l’opération, à midi le vaisseau doit être
libre et voguer sur Ancône ou sur Pola. Le <i>Mont Saint-Bernard</i>
et le <i>Regeneratore</i> sortiront immédiatement après, et il me
semble qu’ils doivent pouvoir passer le surlendemain du passage du
premier ; il ne doit pas falloir plus de trente-six heures pour
appliquer les chameaux. Le désir qu’a le capitaine d’aller voir
Ancône est naturel, il n’y a que de l’utilité à ce qu’il
reconnaisse ces parages. Faites-le partir en poste et par terre. S’il
pouvait même voir Pola, il n’y aurait pas d’inconvénient. Avant
que les vaisseaux soient à Malamocco, le commandant recevra une
lettre qui ordonnera leur sortie. Je suppose que vous présiderez
vous-même à cette importante opération ; que vous préviendrez
le général Bertrand<sup>[^2]</sup>
pour qu’il fasse vérifier l’état des batteries de Pola ;
que, si vous n’avez point de télégraphe sur la côte jusqu’à
la pointe de Pola ou d’Ancône, vous vous ferez instruire par des
courriers extraordinaires de tout ce qui serait signalé. Du moment
que vous serez assuré qu’il n’y a pas de vaisseau de 74 ennemi
dans le nord de l’Adriatique, vous n’avez aucune chance à
courir. Vous avez des avisos, des goélettes, des demi-chebecs, etc.,
à Venise : vous pouvez en former une chaîne très loin en mer,
qui vous fera connaître, tous les jours, par des signaux l’état
des choses. La frégate <i>La Flore</i> est-elle entrée à Venise
pour se réparer ? Si cela est, il faudrait la retenir pour
accompagner les vaisseaux à leur sortie de Malamocco.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Voir CG11-28906.
[^2]: Gouverneur général des provinces Illyriennes.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 18202 d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg (minute, Archives nationales, AF IV 894, octobre 1811, n° 156).</body> |
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