CG11-28902.md

identifiantCG11-28902.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/10/23 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28902. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Clarke, ministre de la Guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Amsterdam, 23 octobre 1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, je reçois votre lettre du 19. Je croyais vous avoir fait connaître mon intention de faire atteler par les 4 bataillons du train qui sont en Allemagne les 24 pièces d’artillerie légère des 2 divisions qui se réunissent à Cologne et à Bonn. Toutefois, je désire que vous désigniez des compagnies du train qui sont à Metz ou à Strasbourg, ce qui est nécessaire pour atteler l’artillerie de ces deux divisions. Cet attelage provisoire subsistera jusqu’à ce que j’aie assigné à ces divisions des cantonnements pour y passer l’hiver. Lorsque je leur aurai donné une destination d’hivernage, je vous ferai connaître mes intentions. Vous aurez soin alors de faire l’échange, et d’atteler, avec les bataillons du train qui sont en Allemagne, l’artillerie de ces 2 divisions et de celle qui est à Münster. Il est probable qu’après que j’aurai vu ces deux divisions, j’en enverrai une à Erfurt, et je conserverai l’autre dans le grand-duché de Berg.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous ai fait connaître ce que chaque régiment de carabiniers et de cuirassiers devrait avoir, c’est-à-dire un caisson d’ambulance et une forge de campagne. Les divisions doivent avoir des officiers du génie, d’artillerie, des adjoints et des administrateurs dans la proportion observée dans les campagnes précédentes ; mais comme je vous l’ai mandé cela doit se faire insensiblement dans le courant de l’année.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Quant à l’artillerie, ce doit être l’objet d’un rapport particulier. Je ne puis me souvenir de ce qui s’est fait dans mes campagnes passées ; mais le plus simple est de suivre ce qui a eu lieu antérieurement. Les batteries attachées à la cavalerie tirent beaucoup ; il faut donc qu’elles soient bien approvisionnées. J’avais dans mes campagnes passées attaché un parc de réserve aux divisions ; on sera toujours à temps de les réunir en parc général des divisions. Il faut qu’il y ait ce qui est nécessaire pour faire la guerre ; c’est-à-dire un simple approvisionnement marchant avec les pièces, et un demi approvisionnement, selon ce qui a été pratiqué pour l’armée de Pologne, qui soit toujours au parc de chaque division. Il faut que tout cela existe au complet dans les lieux où je ferai hiverner ces divisions, de sorte que si je suis dans le cas de former une réserve de cavalerie, la réunion de l’artillerie de réserve des quatre divisions forme le parc de réserve. Dans ce cas, un général d’artillerie sera nécessaire pour commander ce parc comme cela s’est pratiqué. Si au contraire, je juge à propos d’envoyer ces divisions dans les corps d’armée, elles emmèneront leur parc d’artillerie qui se joindra au parc de réserve du corps d’armée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il me semble que j’ai ordonné que chaque régiment de cuirassiers eût un certain nombre de carabiniers. Les régiments que j’ai passés en revue n’en ont pas. Faites-moi un rapport là-dessus. Il est insensé que parmi 3 000 hommes, il n’y en ait pas un qui ait une arme à feu. Il me semble qu’autrefois les cuirassiers étaient armés de mousquetons. Faites-moi connaître les ordres que j’ai donnés et ce qui s’est pratiqué depuis six ans, et pourquoi les cuirassiers n’ont plus aujourd’hui de carabines.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: Copie d’expédition, S.H.D. Guerre, 17 C 325 (minute, Archives nationales, AF IV 894, octobre 1811, n° 144). </body>