| identifiant | CG11-28885.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1811/10/22 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Chasseloup-Laubat, commandant en chef du génie de l’armée d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28885. - </b><span style="font-variant: normal">Au
général Chasseloup-Laubat, commandant en chef du génie de l’armée
d’Italie</span>[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Amsterdam, 22 octobre
1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le général
comte Chasseloup, je désire que vous donniez des instructions pour
rédiger un projet de fort pentagone ou hexagone, de l’étendre du
fort Lasalle, qui serait placé sur la digue du côté du Zand,
calculé pour être maître de la digue qui va à Petten, de la digue
qui va à Alkmaar et de celle qui va à Medemblik, ce qui formerait
la ligne d’inondation. Ce fort situé à 4 lieues du Helder, aurait
la propriété d’empêcher l’ennemi de se porter sur Petten, sur
Alkmaar et sur Medemblick, pendant qu’il assiégerait le Helder.
L’armée française se réunirait sous ce fort ; ou si
l’ennemi était obligé à le bloquer, en même temps qu’il
bloquerait le Helder. Il serait obligé à tenir trois divisions sur
trois directions différentes, ce qui le mettrait dans une position
très désavantageuse. Quant aux lignes d’Amsterdam ; Donnez
des instructions pour faire des cartes et voyez-vous même en détail
ce qu’il est nécessaire de déterminer pour former une ligne dont
la gauche s’appuierait à la belle place de Naarden, et la droite à
Gorcum ; ce qui formerait la gauche de la ligne du Rhin dont la
droite est à Groningue. Maître de cette ligne on l’est
d’Amsterdam, du Texel, du Zuiderzee, de La Haye, de Rotterdam et de
l’embouchure de la Meuse, c’est à dire de tout ce qu’il y a
d’important en Hollande. De sorte que la première ligne serait
celle-ci ; la droite sur Wesel, le centre sur Coeverden, la
gauche sur Emden ; la deuxième ligne, la ligne de l’Yssel ;
la 3<sup>e</sup> ligne, la ligne d’inondation dont j’ai parlé
ci-dessus ; la 4<sup>e</sup> ligne, une ligne d’inondation en
arrière. Considérée sous ce point de vue, cette ligne d’inondation
serait très utile. Ce sont de grands ouvrages de campagne à faire,
mais non des ouvrages de siège. Je suppose que depuis Naarden
jusqu’à Gorcum, il faut une trentaine, plus ou moins, de petites
tours servant de réduits aux batteries qui sont sur les digues,
pouvant contenir une cinquantaine d’hommes, et tout à fait à
l’abri d’un coup de main, de sorte que l’ennemi ayant traversé
l’inondation sur des radeaux ou sur de petits batelets, et arrivant
à la pointe du jour sur une digue entre deux batteries, on puisse
faire feu sur lui des canons de la tour. Il faut que ces tours
puissent résister plusieurs jours et donner le temps d’arriver par
la gauche et la droite pour déboucher de ces tours sur l’ennemi il
faudrait que ces tours fussent peu hautes et très peu coûteuses, je
pense que cela pourrait tout à fait compléter la défense de la
Hollande et maintenir la communication avec la France. Quant à la
défense d’Amsterdam, en supposant que l’ennemi, du Helder marche
sur Amsterdam et s’empare de Haarlem, il devient avantageux d’avoir
un point entre Amsterdam et Haarlem bien occupé. Les canonnières du
lac empêcheraient l’ennemi de tourner entre Leyde et le lac de
Haarlem. Dans ce cas l’inondation d’Amsterdam qui s’appuie au
lac d’Haarlem pourrait être utile, surtout étant défendue par
les habitants qui pouvant ainsi gagner quinze jours donneraient le
temps d’arriver sur l’ennemi. Il est convenable de traiter aussi
la question sous ce point de vue.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Chasseloup-Laubat accompagne l’Empereur dans son voyage.
[^2]: Copie d’expédition, Archives nationales, AB XIX 5348 (minute, Archives nationales, AF IV 894, octobre 1811, n° 134).</body> |
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