| identifiant | CG11-28873.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1811/10/20 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Davout, commandant en chef de l’armée d’Allemagne et gouverneur général des départements Hanséatiques |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28873. - </b><span style="font-variant: normal">Au
maréchal Davout, commandant en chef de l’armée d’Allemagne et
gouverneur général des départements Hanséatiques</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Amsterdam, 20 octobre
1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, le
12<sup>e</sup> bataillon d’équipages militaires qui est à
votre armée a six compagnies de 40 caissons chacune, indépendamment
des prolonges-forges ; ce qui fait 240 caissons d’équipages
militaires. Ces 240 caissons ne peuvent porter chacun que 1 000
rations ; ils ne sont propres qu’au transport du biscuit ;
ils transportent peu de farine, peu de blé, et ne sont point propres
au transport des fourrages ; ils n’ont qu’un seul but
d’utilité, c’est de transporter le pain du four ou du magasin
aux corps. Mais, pour ce service, chaque bataillon a un caisson.
Je juge convenable qu’il y ait dans chaque corps de votre armée
d’autres caissons servis par les équipages militaires, à raison
d’un caisson par bataillon. Le corps de l’Elbe étant
calculé sur cent bataillons doit avoir 100 caissons. En en
mettant 20 de plus pour la cavalerie, pour les déficit, cela formera
trois compagnies de 40 caissons chacune, qu’il faut que vous
conserviez, lesquels seront attelés par les transports militaires,
et qui, avec les 100 qu’ont les bataillons, feront environ 200
caissons, ou des moyens de transport pour deux jours de pain
fabriqué. Mon intention est que les trois autres compagnies aient
des chariots propres à transporter le pain et le biscuit, comme ceux
que j’ai organisés pour l’armée d’Espagne. Je donne ordre que
60 de ces chariots, qui sont d’une construction plus forte, soient
envoyés à Wesel. On vous en enverra 60 autres en 1812. Ainsi les
4<sup>e</sup>, 5<sup>e</sup> et 6<sup>e</sup> compagnies du
12<sup>e</sup> bataillon d’équipages militaires seront
composées de 120 chariots. Ces 120 chariots porteront 480 milliers
pesant de biscuit ou de farine, au lieu de 120 milliers que
porteraient 120 caissons. Le ministre directeur de l’Administration
de la guerre[^1]
vous écrira probablement d’envoyer des chevaux à Wesel pour
prendre les 60 chariots qui sont dirigés sur cette place. Vous
laisserez alors les 60 caissons qui sont attelés par ces chevaux
à la disposition du ministre de l’Administration de la guerre,
soit pour les corps, soit pour les autres services. Il serait utile
de placer les chevaux du 12<sup>e</sup> bataillon
d’équipages militaires en échelons, pour faire, à demi-fatigue,
les transports journaliers de Wesel sur les régiments. Par ce
moyen, ces transports ne coûteraient rien. En supposant 80 lieues de
Wesel à Hambourg, chaque convoi ferait 12 lieues ou deux ou trois
étapes. On en profiterait pour rapporter ce que les corps auraient à
renvoyer à leurs dépôts. Cela doit être fait sans presse et sans
fatiguer les chevaux. Je désire que vous me fassiez connaître
ce que vous ferez là-dessus ; car, s’il faut ménager
les chevaux, il ne faut point les laisser dans une inactivité
totale. Cette mesure ne peut qu’être avantageuse, en ce qu’elle
sera utile au service, que les chevaux seront entretenus dans
l’habitude du travail, et qu’elle m’épargne des dépenses.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Lacuée.
[^2]: <span></span> Expédition, Archives nationales, 398 Mi 2 [384 AP 251-252 : fonds Suchet d’Albufera]. [<i>C</i> 18184]</body> |
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