CG11-28772.md

identifiantCG11-28772.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/10/03 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28772. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d’Italie</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Anvers, 3 octobre 1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, je reçois votre lettre du 25 septembre. Vous vous trompez lorsque vous pensez qu’en France les enfants trouvés sont au compte de l’État : ils ne coûtent rien à l’État ; ce sont des dépenses communales et départementales. Les œuvres pies sont si riches en Italie, qu’il serait insensé de faire de cela une dépense communale et même départementale. Mais en Italie on a l’usage funeste de garder ces enfants jusqu’à leur majorité ; en France, on ne les garde que jusqu’à l’âge de douze ans. Vous pourriez faire former un bataillon de tous ceux qui ont plus de quinze ans, comme je l’ai fait en France pour les bataillons de pupilles[^1].[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: Louis Bonaparte en tant que roi de Hollande avait attaché à sa garde royale deux bataillons de vélites composés des enfants d’officiers, sous-officiers et soldats mort en service. Après le rattachement de la Hollande à l’Empire, ces enfants soldats furent versés dans la Garde le 11 janvier 1811. Le bataillon des pupilles fut officiellement créé par décret du 30 mars 1811. Le recrutement se faisait dans les hospices de l’Empire avec des jeunes gens âgés de 15 ans, puis de plus de 16 (après le 12 décembre). [^2]: <span></span><i> Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 18162 d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg (minute, Archives nationales, AF IV 894, octobre 1811, n° 25).</body>