CG11-28771.md

identifiantCG11-28771.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/10/03 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28771. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d’Italie</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Anvers, 3 octobre 1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, j’ai reçu l’état par lequel vous me faites connaître ce qui manque aux différents régiments de l’armée d’Italie pour que chaque bataillon soit au complet de 840 hommes. Il est nécessaire que vous ne dérangiez rien à ces bataillons, mais que vous les égalisiez et les fassiez tiercer pour qu’ils soient tous égaux en qualité de sous-officiers et soldats anciens et nouveaux ; de manière que vous puissiez prendre les bataillons indistinctement. Vous ferez ôter des 5<sup>es</sup> bataillons ce qui est disponible pour les répartir dans les quatre premiers. C’est dans cette situation que vous ferez exercer mes régiments. En en passant la revue, vous m’enverrez un état de situation qui fasse connaître la force de chaque bataillon, s’il venait à recevoir l’ordre de partir, ce qui est aux hôpitaux ou détaché. Il ne vous échappera pas que le mois d’octobre est le mois où il y a le plus de maladies en Italie : le nombre en est triple de ce qu’il est au printemps. Je vous enverrai des hommes pour compléter les quatre bataillons de chaque régiment ; et, si le cas arrivait de faire partir des troupes, je me déciderais, selon les circonstances, à faire partir deux, trois ou quatre bataillons ; mais cela ne peut être décidé qu’au dernier moment. Il faut qu’à vos exercices les quatre bataillons s’y trouvent ; je préfère prendre les quatre bataillons, ne fussent-ils qu’à 600 hommes, à voir le 4<sup>e</sup> au rebut. En passant votre revue, vous devez faire rentrer dans les rangs les caporaux et sergents qui n’auraient pas deux ans de service, à moins que ce ne soit des caporaux-fourriers sortant des lycées ou des hommes qui soient très lettrés.</p><p style="margin-bottom: 0cm">En passant votre revue, faites-moi aussi connaître la situation de la comptabilité, la qualité des draps qu’a fournis l’Administration de la guerre, enfin tout ce qui peut m’intéresser là-dessus.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: <span></span><i> Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 18161 d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg (minute, Archives nationales, AF IV 894, octobre 1811, n° 24).</body>