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CG11-28755.md| identifiant | CG11-28755.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1811/10/01 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28755. - </b><span style="font-variant: normal">Au
général Clarke, ministre de la Guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Anvers, 1<sup>er</sup>
octobre 1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Feltre, j’ai lu avec attention votre lettre du 28 septembre, bureau
de l’artillerie, sur les changements à faire aux affûts de côte
pour tirer les pièces de 36 sous l’angle de 35 degrés.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suis bien loin de
penser que toutes les pièces de côte doivent être montées sur des
affûts de cette espèce. Il me semble qu’il sera suffisant d’en
avoir quelques-uns dans chaque batterie importante et surtout dans
celles de l’Escaut, des Saumonards, de l’île d’Aix, de la
Gironde, des îles d’Hyères etc.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le parti que vous
prenez de faire faire des expériences pour voir si le projet du
général Gassendi[^1]
est bon, est le seul à prendre. Il serait possible moyennement de
légers changements de perfectionner les affûts actuels. Si j’ai
bonne mémoire, il me semble qu’il entre dans les calculs de leur
construction qu’ils puissent tirer à 13 degrés ; et je crois
me rappeler que M. de Gribeauval[^2]
en fixant à 5 degrés l’inclinaison des pièces de côte, n’a eu
pour but que d’empêcher les canonniers garde-côte de risquer de
casser leurs affûts. Je pense donc qu’il ne serait pas très
difficile de mettre les affûts existants en état de tirer à 12,
13, et 14 degrés, bien entendu qu’on renouvellerait la
recommandation de ne faire usage de cette propriété que dans les
cas nécessaires. Toutes les plaintes dont on est étourdi, que
l’artillerie de terre ne porte pas, et qui ne viennent que de ce
qu’on ne peut tirer qu’à 5 degrés dans l’état actuel,
cesseraient si l’on pouvait tirer à 13.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Quant au tir de 35
degrés, les nouveaux affûts seraient disposés pour cela, mais ce
tir n’est admissible que dans les cas extraordinaires et surtout
pour empêcher des vaisseaux ennemis de mouiller à moins de 2 300
toises des côtes.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napol</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Ancien inspecteur général de l’artillerie, à présent conseiller d’État.
[^2]: Modernisateur de l’artillerie française à la fin de l’Ancien Régime.
[^3]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 325 (minute, Archives nationales, AF IV 894, octobre 1811, n° 3). Extrait [catalogue de vente], étude Gros & Delettrez, <i>Autographes et
manuscrits, </i>Drouot, 28 novembre 2006, p. 24, n° 113.</body> |
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