|
CG11-28716.md| identifiant | CG11-28716.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1811/09/22 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon au général Lacuée, ministre de l’Administration de la guerre |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 28716. - </b><span style="font-variant: normal">Au
général Lacuée, ministre de l’Administration de la guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Boulogne, 22 septembre 1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai trouvé les 4<sup>e</sup>,
19<sup>e</sup>, 46<sup>e</sup> régiments, qui sont au camp de
Boulogne, assez bien habillés. Les draps qui leur ont été fournis
cette année sont supérieurs à ceux des autres années. Les corps
se plaignent, en général, que l’Administration de la guerre leur
fournit tout, tels que shakos, gibernes, etc., ce qui a
l’inconvénient qu’ils payent ces objets chers et qu’ils sont
moins bons. J’ai vu des shakos qui sont trop étroits. Tous
préfèrent que l’Administration de la guerre ne leur fournisse que
les draps, comme cela se faisait il y a deux ans, et leur passe le
reste sur la masse d’habillement. Ils trouvent trop forte la
réduction faite pour l’évaluation des habits. J’ai vu que
des régiments avaient eu pour les anciens soldats plus d’habits
qu’il ne leur en revenait.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tous les militaires
croient que l’Administration de la guerre se charge de beaucoup
trop de détails, et que cela est plus nuisible qu’utile ; que
tout devrait se réduire à leur fournir le drap : cela paraît
sage.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le 5<sup>e</sup> régiment
de chevau-légers a 500 hommes, des lances et point de chevaux.
Il a 150 conscrits qui ne sont pas habillés ; il n’a pas
encore commencé son nouvel uniforme. Vous l’avez autorisé à
acheter 400 chevaux ; mais il n’a pas pu trouver de
fournisseurs. Le fournisseur qu’il avait précédemment est ruiné.
Ce régiment se plaint de ce qu’il y a deux réceptions, l’une
provisoire et l’autre définitive ; que la réception
définitive vient un mois ou six semaines après la réception
provisoire, et que, par une des clauses du marché, tout fournisseur
est obligé de reprendre son cheval si, lors de la revue définitive,
il n’est pas accepté, et même le fourrage que le cheval a
consommé. Il n’y a point d’avantage à imposer des conditions
onéreuses aux fournisseurs. Il paraît juste, lorsqu’un cheval a
été gardé dans les cinq jours de son arrivée au corps, de le
recevoir définitivement.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La cause de
l’impossibilité qu’il y a à trouver des chevaux est donc
bien connue : c’est que les conditions auxquelles on soumet
les fournisseurs ne sont pas admissibles. Les fournisseurs eux-mêmes
sont obligés de traiter avec des cultivateurs qu’ils ne peuvent
pas soumettre à une double réception. Ce qui me paraîtrait le plus
naturel serait d’avoir un point central en Normandie, dans les
Ardennes, selon le point où se feraient les marchés. Là, un
comité, composé de deux majors et des officiers de cavalerie ayant
votre confiance, présiderait aux réceptions. Le mode actuel ne
satisfait pas à mes besoins et n’est pas juste.[^1]</p>
[^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 894, septembre 1811, n° 252.</body> |
|---|
| |
|