| identifiant | CG1-1699.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1797/06/20 00:00 |
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| titre | Napoléon aux plénipotentiaires autrichiens |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1699. - </b>Note aux plénipotentiaires autrichiens</h1><p style="text-align: center"><br/>
</p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mombello, 2 messidor an V [20 juin 1797]</h2><p><br/>
</p><p>Le général en chef Bonaparte et le général de division Clarke,
ministres plénipotentiaires de la République française, ont reçu
la note que M. le marquis de Gallo, ambassadeur du Roi des
Deux-Siciles près S. M. l’Empereur et Roi, et M. le comte de
Merveldt, général-major au service de S. M. Impériale, leur ont
adressée, sous la date du 19 juin.</p><p>M. le marquis de Gallo avait annoncé verbalement aux
plénipotentiaires français, lors de son arrivée, que S. M.
l’Empereur et Roi ne lui avait pas remis de pouvoirs pour sa paix
séparée, parce que son ministre, M. le baron de Thugut, désirait
connaître la forme de ceux que le Directoire exécutif donnerait aux
plénipotentiaires de la République française et dont copie a été
remise à M. de Gallo, pour lui en envoyer de semblables, qu’il
attendait par le retour du courrier expédié alors par lui à
Vienne.[^1]</p><p>En conséquence, les plénipotentiaires français n’ont point
hésité à entrer en conférence avec le marquis de Gallo sur tout
ce qui était relatif à la paix définitive avec l’Empereur. Mais,
près d’un mois s’étant écoulé depuis son arrivée, et plus de
deux depuis la signature des préliminaires de Leoben, et MM. le
marquis de Gallo et le comte de Merveldt ayant annoncé l’un et
l’autre, verbalement, n’avoir d’autres pouvoirs que ceux qui
leur avaient été remis pour les préliminaires, lesquels, à cause
de l’échange des ratifications desdits préliminaires, se trouvent
surannés, sans objet, conséquemment inadmissibles, les
plénipotentiaires français croient devoir demander à MM. de Gallo
et de Merveldt de déclarer, par écrit, s’ils ont d’autres
pouvoirs que ceux qui leur ont servi pour les préliminaires de
Leoben, et de vouloir bien leur faire part de ceux en vertu desquels
ils ont écrit la note du 19 juin, dont les soussignés leur accusent
la réception par la présente.</p><p>Les plénipotentiaires français attendront que ces derniers
pouvoirs leur soient communiqués, pour répondre définitivement à
la note de MM. le marquis de Gallo et le comte de Merveldt.</p><p>Cependant, comme l’intention du Directoire exécutif de la
République française est de terminer sur-le-champ la paix
définitive et séparée avec S. M. l’Empereur et Roi, et pour ne
point ajouter aux délais désastreux qui ont été et qui sont
encore apportés par la cour de Vienne à la conclusion de cette
paix, quoiqu’il soit évident que ces délais lui sont infiniment
plus préjudiciables qu’à la France, les plénipotentiaires
français, qui ont communiqué leurs pouvoirs depuis très longtemps,
et qui sont restés en Italie pour y achever cette paix, ainsi qu’on
en était convenu verbalement à Gratz, déclarent que l’intention
de la République française est de s’en tenir à la clause des
préliminaires qui stipule que la paix définitive entre les deux
puissances sera traitée et conclue dans l’espace de trois mois, à
compter de la date des préliminaires, ou plus tôt, si faire se
peut.</p><p>Les plénipotentiaires français ne doutent nullement de la
loyauté personnelle de S. M. Impériale et Royale, ni de celle de
MM. le marquis de Gallo et le comte de Merveldt, pour lesquels ils
ont la plus haute considération ; mais ils font observer que
les intérêts de la France, leur patrie, leur sont trop chers pour
pouvoir se permettre d’en exposer le sort à des protestations de
désirs de la paix qui ne seraient point appuyées par des faits, et
ils ont vu avec une profonde affliction les délais qu’a mis et que
met encore le cabinet de Vienne à terminer sa paix définitive dans
les trois mois fixés par les préliminaires, ces délais n’ayant
pu que produire le mauvais effet de donner un libre cours à toutes
les intrigues publiques et secrètes des États intéressés à la
continuation de la guerre entre les deux puissances.</p><p>L’évacuation de cinq provinces autrichiennes par les troupes
françaises, et l’entrée en Istrie et en Dalmatie de celles de
l’Empereur, à laquelle la France ne s’est point opposée, sont
des preuves inattaquables de la loyauté de la République française,
contre lesquelles l’être le plus méfiant et le moins bien
intentionné ne pourrait bien articuler qui pût soutenir un examen
impartial.</p><p>Si des méfiances mal fondées, si le dessein formel de sacrifier
les intérêts mutuels de deux puissances à des formalités et à
des lenteurs préjudiciables à l’une et à l’autre, devaient
prévaloir, les plénipotentiaires français verraient avec la plus
extrême douleur s’allumer de nouveau les torches de la guerre,
qu’ils désirent si ardemment éteindre pour jamais.</p><p>Ils ont l’honneur de saluer MM. le marquis de Gallo et le comte
de Merveldt, les priant de communiquer la présente note à S. M.
Impériale et Royale elle-même.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><h3 style="text-indent: 1.25cm">Clarke</h3><p><br/>
</p>
[^1]: La liberté de manœuvre affichée par Bonaparte depuis le début
des négociations entamées le 25 mai a amené la cour de Vienne à
vouloir vérifier la réelle étendue de ses pouvoirs.
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1941, d’après la
Collection Napoléon.</body> |
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