CG1-1665.md

identifiantCG1-1665.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/06/13 00:00
titreNapoléon au général Baraguey d’Hilliers
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1665. - </b>Au général Baraguey d’Hilliers</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mombello, 25 prairial an V [13 juin 1797]</h2><p><br/> </p><p>Dix-huit officiers de marine se rendent en poste, demain, à Venise. J’ai donné au citoyen Perrée[^1], chef de division, qui les commande, les ordres pour la destination de ces officiers. Mon intention est qu’une partie parte de suite sur un bâtiment léger et cherche à rejoindre notre escadre, afin de pouvoir concourir au succès et de pouvoir se mettre sur les quatre bâtiments qui sont à Corfou, dès l’instant qu’ils seront en notre pouvoir.</p><p>Je vous prie de présenter le citoyen Roubaud[^2], commissaire ordonnateur, et le citoyen Perrée, qui fait les fonctions de contre-amiral, au Gouvernement provisoire ; vous lui direz que, dans la position actuelle des deux Républiques, nos intérêts sont tellement liés, que nous devons désirer que notre marine prenne promptement une tournure redoutable, afin de se maintenir dans l’Adriatique, et de pouvoir rester maîtres des îles et du continent de la Dalmatie, si l’Empereur ou quelque autre puissance voulaient s’en emparer. Comme il faut que le grand Provéditeur fasse les fonds, entretienne tous les hommes et fournisse les matelots, il faut dire et avoir toujours l’air de faire tout de concert avec et pour eux ; il faut les ménager et faire tout ce qui est possible pour qu’ils soient contents de nous.</p><p>Le général d’artillerie Sugny[^3] doit demander à son chef la poudre et les munitions dont il pourrait avoir besoin pour l’armement des îles.</p><p>Je ne tarderai point à me rendre moi-même à Venise.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Jean Baptiste Emmanuel Perrée (1761-1800), navigateur de commerce, il est admis dans la marine de l’État en 1793 et mène une campagne fructueuse contre le commerce anglais. Capitaine de vaisseau, en septembre 1794, chef de division en mars 1796, il navigue en Méditerranée et dans l’Adriatique, avant d’être nommé commandant maritime à Venise en mai 1797, puis à Ancône en septembre. [^2]: Roubaud, directeur des mouvements du port de Toulon, nommé commissaire ordonnateur en chef de la marine à Venise, après la conquête française. [^3]: <span></span>Jean-Marie Vital de Sugny (1753-1821), entré dans l’armée en 1771, il participe au siège de Toulon et est nommé directeur d’artillerie à Marseille en février 1794. Chef de brigade d’artillerie en 1795, chef d’état-major de l’artillerie de l’armée d’Italie, il prend le commandement de cette arme entre mai et septembre 1796. Il est nommé général de brigade en février 1797 puis commande l’artillerie de Baraguey d’Hilliers à Venise. Cette lettre pourrait avoir été adressée de Nicolas Marie Songis des Courbons<font size="2" style="font-size: 10pt"><b> </b></font><font size="2" style="font-size: 10pt">(1761-1810), directeur du parc de siège sous Bonaparte à Toulon (1794), chef de bataillon d’artillerie (1795), il sert ensuite à l’armée d’Italie. Bonaparte le nomme chef de brigade (15 août 1796), grade confirmé par le Directoire (14 septembre).</font> [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1916, d’après la Collection Napoléon.</body>