CG11-27643.md

identifiantCG11-27643.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/07/14 00:00
titreNapoléon au général Dumas, directeur des Revues et de la Conscription
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 27643. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Dumas, directeur des Revues et de la Conscription</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Trianon, 14 juillet 1811</h2><p>Je lis avec intérêt votre travail du 9. La distribution me paraît convenablement faite. Moyennant les 1 400 hommes envoyés en Bretagne, on aura trois 4<sup>es</sup> bataillons dont on pourra se servir, dans l’hiver, si cela est nécessaire.</p><p>Le 4<sup>e</sup> bataillon du 25<sup>e</sup> de ligne venant d’Espagne doit être arrivé dans la 1<sup>re</sup> division militaire ; Il faudrait lui donner 600 hommes. Le 4<sup>e</sup> bataillon du 15<sup>e</sup> léger qui est à Paris pourra prendre 500 hommes sur les 4 700 dirigés sur Paris. Mais il faut en faire mention afin que le ministre directeur de l’Administration de la guerre[^1] n’en ignore pas.</p><p>Le corps de l’Elbe se trouvera ainsi avoir ses 5 bataillons de guerre et un bataillon de dépôt.</p><p>Je désirerais également que chacun des 25 dépôts du corps d’observation de l’Elbe reçût 100 hommes. Cela ferait donc un emploi pour le corps d’observation de l’Elbe de 1 500 hommes et de 1 200, ce qui ferait 2 500 hommes. Ces 2 500 hommes peuvent être pris de la manière suivante : </p><p>Ne donner au train d’artillerie que 800 hommes, ce qui fera une économie de 600 hommes ; aux équipages militaires que 800 hommes, ce qui fera 200 hommes d’économie ; que 1 800 hommes à la cavalerie, ce qui vous fera 1 000 hommes d’économie ; vous prendrez le surplus sur les 4 700 qui viennent à Paris.</p><p>Quant aux diminutions à faire à la cavalerie, vous les ferez sur les régiments qui ont le moins de chevaux, après avoir reçu les 1<sup>er</sup>, 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> remontes.</p><p>En effet, il est plusieurs régiments de chasseurs et de dragons auxquels j’ai donné des chevaux aux dépôts de Saintes et de Niort[^2]. Ces hommes arrivant à ces dépôts à pied, il y aura beaucoup plus d’hommes que de chevaux ; vous pourrez donc ne plus leur en donner sur la réserve.</p><p>Il faut arrêter la répartition de ce qui vient à Paris, afin que le ministre directeur de l’Administration de la guerre soit prêt pour leur organisation.</p><p>1 200 hommes seront donnés au 15<sup>e</sup> léger et 25<sup>e</sup> de ligne ; il ne restera donc plus que 3 500 hommes.</p><p>2 000 seront pour les voltigeurs et les tirailleurs ; il ne restera plus que 1 500 pour le 2<sup>e</sup>, 4<sup>e</sup>, 12<sup>e</sup> légers, 32<sup>e</sup>, 58<sup>e</sup>, 14<sup>e</sup> et 121<sup>e</sup>. Faites la répartition entre ces régiments, comme il convient, parce qu’il faut que le ministre prenne ses précautions d’avance. Vous pouvez pourtant diriger ces hommes sur le dépôt de la Garde à Courbevoie d’où on les répartira.</p><p>Ce sera 4 200 hommes d’un côté et 1 100 d’un autre, qui seront dirigés sur le dépôt de la Garde, moins cependant ce que vous destinez au 14<sup>e</sup>, qu’il est convenable de retenir au passage et de ne pas laisser venir ici.</p><p>Il n’y a pas un moment à perdre pour prévenir le ministre directeur de l’Administration de la guerre de ces dispositions.</p><p>Le cadre du 4<sup>e</sup> bataillon du 36<sup>e</sup> est arrivé ; il faudrait le compléter, puisque ce régiment est en Espagne.[^3]</p> [^1]: Lacuée. [^2]: Commandé par Defrance. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 892, juillet 1811, n° 136.</body>