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CG11-27203.md| identifiant | CG11-27203.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1811/06/03 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG11</i> - 27203. - </b><span style="font-variant: normal">
Au général Clarke, ministre de la Guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Chartres, 3 juin 1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Feltre, l'artillerie n'a pas déterminé de quelle manière devaient
être faites les plates-formes des mortiers à plaque, et ce défaut
d'instruction rend à peu près inutiles ces mortiers. Je m'étais
déjà aperçu au fort impérial de Cadzand que les plates-formes
étaient insuffisantes. J'ai fait essayer plusieurs bombes sur la
batterie de Cherbourg, et je me suis convaincu qu'après avoir tiré
une bombe un même mortier n'en pouvait tirer une seconde qu'après
plusieurs heures et des fatigues énormes pour remettre le mortier en
batterie. Il est nécessaire que vous fassiez une instruction pour
déterminer de quelle manière doivent être faites les plates-formes
des mortiers à plaque. Je ne parle pas des moyens de solidité, qui
sont connus et employés dans l'artillerie. Les dimensions doivent
être différentes ; cette plate-forme doit être le double de
la plate-forme ordinaire. La première moitié doit être
horizontale, afin de ne point influer sur le tir ; la seconde
moitié doit faire un angle de 10 à 15 degrés. Il sera bon de faire
des expériences pour bien déterminer cet angle, afin de réunir à
la solidité de la seconde partie de la plate-forme le résultat tout
aussi important d'offrir un obstacle au recul du mortier, tel que
cela ne le fasse pas verser. Je suis fondé à penser que l'angle que
je viens de déterminer remplirait ce double but.</p><p style="margin-bottom: 0cm">C'est par défaut de
pareilles instructions que les mortiers du fort impérial n'ont été
d'aucune utilité pour la défense de Flessingue, et que les
canonniers, après des fatigues infinies pour avoir tiré un coup,
prenaient le parti de ne plus tirer. Or les mortiers ne peuvent faire
d'effet qu'en multipliant les coups, vu l'incertitude du tir.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 324 (minute, Archives nationales, AF IV 891, juin 1811, n° 33). [<font size="2" style="font-size: 10pt"><i>C</i></font><font size="2" style="font-size: 10pt"> 17764]</font></body> |
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