| identifiant | CG1-1597.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/05/29 00:00 |
| titre | Napoléon à Faipoult, ministre de la République française à Gênes |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1597. - </b>À Faipoult, ministre de la République française à Gênes</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mombello, 10 prairial an V [29 mai 1797]</h2><p><br/> </p><p>Par les courriers que je reçois à chaque instant de vous, citoyen ministre, je vois que la position de Gênes doit nécessairement nous intéresser, puisque le mouvement la constitue notre ennemie et que tous les Français et ceux qui sont connus par la manière favorable dont ils nous ont traités ont été victimes ou sont sur le point de l’être.</p><p>Dès l’instant qu’il est constaté que le Gouvernement de Gênes nous a essentiellement manqué, il est clair que tous les jours ne feront que lui donner de nouvelles forces et le mettre en mesure de nous manquer encore davantage.</p><p>Si, sur ces entrefaites, les négociations de paix se rompaient, et si, en accordant du délai, la cour de Vienne intervenait dans cette affaire, vous sentez bien que nous aurions mérité des embarras très gratuits.</p><p>Tout le contenu de votre lettre du 9 prairial est donc raisonné sur de fausses bases. Il faut qu’au plus tard dans neuf jours la populace soit désarmée, que les réparations nous soient faites et que tout soit rentré dans l’ordre accoutumé.</p><p>Je me réfère donc à la lettre que j’ai écrite au Sénat par mon aide de camp.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p><br/> </p> [^1]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France, vol. 1769, fol. 69.</body> |